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Nouvelle manifestation d’étudiants étrangers contre la circulaire Guéant - 12 novembre 2011
PARIS - Américains, Tunisiens, Marocains, Japonais ou Chinois, ils sont diplômés des grandes écoles et universités mais se voient refuser de travailler en France: plusieurs centaines d’entre eux ont manifesté samedi à Paris pour défendre "la mobilité internationale".
Rassemblés près du ministère du Travail, derrière une banderole proclamant "Non à la mort de la mobilité internationale, oui à l’ouverture et au rayonnement de la France" , entre 450 étudiants étrangers selon la police, "plus de 500" selon les organisateurs, ont réclamé le retrait de la circulaire Guéant du 31 mai qui restreint leur possibilité d’obtenir un statut de salarié pour travailler en France après leurs études.
Lire la suite sur SLU .
Complément d'enquête... complètement à charge
Aux lendemains de la diffusion de l'émission Complément d'enquête , sur France 2, le jeudi 2 novembre,intitulée pour l'occasion SOS, jeunesse cherche avenir, les réactions sont fortes dans la "fac poubelle". Car c'est ainsi que les responsables de l'émission ont surnommé l'université Toulouse 2-Le Mirail, dont leprésident, par un communiqué spécial adressé aux personnels du Mirail,se dit choqué,demande undroit de réponseet envisageune éventuelle action en justice.On ne saura probablement pas s'il imaginait, avant la diffusion, un coup de pub ou une occasion de dénoncer les ravages de la loi LRU qu'il a pourtant contribué à mettre en oeuvre -comme le dit Bernard Gensane sur son blog -mais c'est méconnaître l'univers de la télévision, qui ne vise généralement qu'au spectaculaire.
Lire la suite (comprenant plusieurs liens) sur le site du Poolp .
Émirats arabes unis : Des activistes incarcérés préparent une grève de la faim
L'ONG "Human Rights Watch" indique dans un communiqué de presse daté du 11 novembre 2011, que les cinq militants, dont Nasser bin Ghaith, économiste et enseignant à l’université Paris-Sorbonne Abou Dabi , allaient débuter une grève de la faim (commencée le dimanche 13) afin que les autorités émiriennes ordonnent leur libération sans condition et abandonnent toute poursuite judiciaire à leur encontre. Ces cinq activistes sont emprisonnés depuis plus de sept mois pour avoir « insulté publiquement » de hautes autorités émiriennes. Ces cinq détenus ont épuisé tous les recours possibles auprès des autorités sans obtenir de résultat. Ce communiqué contient deux liens importants vers deux documents : une déclaration commune des cinq activistes datée du 11 novembre ; un document de Human Rights Watch listant les nombreuses violations de leurs droits à un procès équitable.
On lire à la suite un article paru dans l’édition du 11 novembre du Monde sous la signature de M. Gilles Paris, chef du service Etranger, intitulé « La France muette aux Emirats ».
Pour les débuts de l'affaire, lire notamment sur Fabula les pages:
"Un professeur de la Sorbonne à Abu Dhabi arrêté".
"Le silence coupable de la Sorbonne" .
Et la pétition: Appel du monde universitaire français : Il faut libérer Nasser bin Ghaith ! (Enseignant à l’Université Paris-Sorbonne Abou Dhabi)
* * *
Communiqué de HRW :
Les cinq militants sont détenus depuis le mois d'avril, après avoir été accusés d’« insulter publiquement » des hauts fonctionnaires émiriens
Novembre 11, 2011
(Abou Dabi, le 11 novembre 2011) – Cinq activistes emprisonnés il y a sept mois pour avoir « insulté publiquement » de hauts responsables des Émirats arabes unis (E.A.U.) se préparent à entamer une grève de la faim le 13 novembre 2011, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch. Les militants ont affirmé que leur jeûne volontaire se poursuivrait jusqu'à ce que les autorités ordonnent leur libération sans conditions, abandonnent toute poursuite judiciaire à leur encontre.
Dans une déclaration commune [2] émise le 11 novembre, les cinq militants ont fait état de multiples violations de leurs droits fondamentaux par des membres du système judiciaire, des procureurs et des responsables de la prison, citant notamment leur détention prolongée pour des chefs d'accusation motivés par des considérations politiques et la façon manifestement injuste dont leur procès s’est déroulé. Les cinq hommes ont affirmé être maintenant « contraints » d'observer une grève de la faim après avoir langui en prison pendant sept mois et « épuisé tous les recours possibles ». Des groupes internationaux de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, ont documenté de nombreuses violations de leur droit à un procès équitable [3] et affirment que le procès qui leur est fait constitue une violation flagrante de leur droit à la liberté d'expression.
« Chaque mois passé derrière les barreaux par ces cinq hommes sur la base de l'accusation absurde d'avoir insulté les dirigeants des Émirats arabes unis apporte un nouveau démenti aux affirmations du gouvernement selon lesquelles ce pays est ouvert et tolérant », a déclaré Joe Stork [4], directeur adjoint de la division Moyen-Orient à Human Rights Watch. « Ce procès est l’illustration d’une tolérance zéro à l’égard de la contestation politique, et n'a rien à voir avec la justice ou la sécurité du pays. »
Les poursuites engagées contre les cinq hommes constituent une violation du droit à la liberté d'expression garanti par la constitution des Émirats arabes unis, ainsi que du droit international en matière de droits humains, a souligné Human Rights Watch.
La Cour suprême fédérale émirienne, qui est chargée de l'affaire, a indiqué qu'elle rendrait son verdict le 27 novembre.
Dans leur déclaration commune, les activistes ont affirmé avoir enduré une « campagne de dénigrement orchestrée et malveillante » par le biais de messages SMS, de réseaux sociaux sur Internet et de chaînes de télévision satellitaires. Ils ont précisé qu'avec leurs avocats, ils avaient porté plainte à de nombreuses reprises auprès de responsables, dont le ministre de la Justice, des procureurs du gouvernement et des responsables de la police, mais que ces plaintes avaient été ignorées. Selon eux, les autorités se sont invariablement abstenues d'enquêter sur les menaces proférées à leur encontre, y compris les menaces de mort.
Ainsi que l’explique la déclaration des cinq hommes: « Les pressions exercées sur l'opinion publique et sa mobilisation pour assurer notre condamnation pour un crime dont il n'est pas prouvé que nous l'ayons commis – tout ceci a sapé les libertés publiques en général, en particulier la liberté d'opinion et d'expression, dans notre cher pays, auquel nous jurons allégeance exclusive. »
Dans leur déclaration, les activistes appellent le gouvernement à mettre sur pied une commission indépendante pour enquêter sur les circonstances de leur arrestation, de leur détention et de leur procès.
Les cinq activistes, qui ont été arrêtés en avril et dont le procès s'est ouvert le 14 juin, sont: Ahmed Mansoor, ingénieur et blogueur; Nasser bin Ghaith, économiste, enseignant à l'Université Sorbonne-Abou Dabi et militant en faveur de réformes politiques; et les cyber-activistes Fahad Salim Dalk, Ahmed Abdul-Khaleq et Hassan Ali al-Khamis.
Ils sont accusés aux termes de l'article 176 du code pénal émirien, qui considère comme un crime d'insulter publiquement des responsables de haut rang. L'affaire étant placée dans le cadre des procédures de sécurité d'État, c'est la Cour suprême fédérale qui en est saisie et il n'est pas prévu de droit d'appel.
La Cour n'a pas permis aux accusés de prendre connaissance des éléments de preuve et des accusations retenues contre eux. Elle n'a pas non plus autorisé les avocats de la défense à procéder à une contre-interrogation d'un témoin de l'accusation et ne leur a pas donné assez de temps pour en contre-interroger d'autres. Sans aucune explication, les autorités ont interdit l'accès des quatre premières journées d'audience au public, à la presse, aux observateurs internationaux et aux familles des prévenus. A plusieurs reprises, la Cour a rejeté ou s'est abstenue de statuer sur des motions visant à libérer les accusés sous caution, alors qu'aucun d'entre eux n'est accusé d'un crime violent et que les autorités n'ont pas indiqué qu'ils présentaient un risque de fuite.
Le code pénal des E.A.U. donne latitude au gouvernement pour emprisonner des citoyens pour le simple fait d'exprimer pacifiquement des points de vue critiques, ce qui est en contravention avec les garanties du droit à la liberté d'expression prévues par le droit international. L'article 176 du code pénal permet de condamner à une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison « quiconque insulte publiquement le président de l'État, son drapeau ou son emblème national ». L'article 8 élargit le champ d'application de cette provision en y incluant le vice-président, les membres du Conseil suprême de la Fédération et d'autres.
Les cinq hommes sont accusés aux termes de l'article 176 pour avoir utilisé le forum politique en ligne UAE Hewar, qui est interdit. Human Rights Watch a examiné les messages qu'ils sont accusés d'avoir postés et aucun d'eux ne va au-delà de la simple critique de la politique du gouvernement ou des dirigeants politiques. Il n'y a aucune preuve que les cinq hommes aient eu recours ou aient incité à la violence dans le cadre de leurs activités politiques.
Ahmed Mansoor est susceptible de faire l'objet d'accusations supplémentaires pour avoir incité à violer la loi, appelé à un boycottage des élections et à des manifestations. En mars, peu avant son arrestation, il a soutenu publiquement une pétition signée par plus de 130 personnes réclamant que l'accès au Conseil national fédéral (CNF), un organe consultatif du gouvernement, se fasse par des élections directes au suffrage universel, et que ce Conseil se voie attribuer des pouvoirs législatifs. Avant son arrestation, il a fait de nombreuses déclarations à la télévision et dans d'autres médias sur ce sujet. Ahmed Mansoor est membre du comité consultatif sur le Moyen-Orient de Human Rights Watch.
L'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques [5] (PIDCP) dispose que « toute personne a droit à la liberté d'expression ... de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce ». Quoique les E.A.U. ne soient pas signataires du PIDCP, celui-ci constitue un ensemble de directives qui fait autorité et reflète les critères internationaux, ne permettant des restrictions à la liberté d'expression, basées sur le contenu du message, que dans des circonstances très restreintes, par exemple dans les cas de calomnie ou de diffamation contre des particuliers, ou de discours constituant une menace pour la sécurité nationale.
L'article 32 de la Charte arabe des droits de l'homme, que les Émirats ont ratifiée, garantit le droit à la liberté d'opinion et d'expression et celui de transmettre des informations à autrui par tout moyen disponible. Les seules restrictions acceptées par cette charte à la pratique de ce droit sont celles imposées par le « respect des droits d'autrui, de leur réputation, ou la protection de la sécurité nationale, de l'ordre public, de la santé publique ou de la moralité publique ». L'article 13(2) de la charte requiert également que les audiences judiciaires soient « ouvertes au public, sauf dans les cas exceptionnels où les intérêts de la justice exigent qu'elles ne le soient pas, dans une société démocratique qui respecte la liberté et les droits humains ».
L'article 12 de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'homme [6] dispose que chaque État doit prendre « toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne… [contre] tout acte de violence, menace, représaille, discrimination de facto ou de jure, pression ou autres action arbitraire » résultant de leur participation à des activités de défense des droits humains.
* * *
Article de Gilles Paris paru dans Le Monde du 11/11/11
VU D'ABOU DHABI
La France muette aux Emirats
Pour avoir demandé des réformes politiques, cinq militants émiratis, dont un enseignant à la Sorbonne locale, sont en prison. Paris ne réagit pas.
La France a-t-elle vraiment révisé sa " politique arabe " à la lumière des " printemps " qui ont vu les régimes autoritaires tunisien, égyptien et libyen renversés par des peuples trop longtemps négligés ? On peut s'interroger à l'examen de la crispation en cours dans la Fédération des Emirats arabes unis (EAU) qui regroupe, outre Abou Dhabi et Dubaï, les plus riches et les plus connus, les principautés de Charja, Ras Al-Khaïma, Oum Al-Qaïwaïn, Ajman et Foujeyra, sur la rive sud du golfe Arabo-Persique.
En mars, des troupes des EAU étaient intervenues au Bahreïn aux côtés des forces saoudiennes pour aider le roi Hamad Al-Khalifa à réprimer l'opposition qui le défiait (l'archipel, majoritairement peuplé de chiites, est dirigé par une dynastie sunnite). Un mois plus tard, les membres de la direction d'une association de juristes étaient remplacés par des personnalités désignées par les autorités. En mai, c'était le tour de la direction élue de l'Association des professeurs. Or, ces deux institutions de la société civile avaient publié le 6 avril un appel en faveur de la démocratie.
Cinq militants réputés ont également été arrêtés après avoir demandé des réformes politiques. Leur procès a débuté en juin. Fahad Salim Dalk, Ahmed Abdul-Khaleq, Hassan Ali Al-Khamis, Ahmed Mansour et Nasser Ben Ghaith sont accusés d'avoir insulté les plus hautes autorités de la Fédération et, pour les deux derniers, de " conspiration contre la sécurité de l'Etat en association avec des puissances étrangères ".
Quatre ONG de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) qui suit de très près ce dossier, ont plaidé en vain la libération des cinq hommes, insistant sur le manque de preuves justifiant les accusations portées contre eux. Le 3 novembre, sept organisations internationales se sont de nouveaux exprimées pour déplorer de nombreuses irrégularités dans la procédure judiciaire en cours.
Coopération lucrative
L'un des accusés, Nasser Ben Ghaith, enseignait avant son arrestation à l'antenne de la Sorbonne ouverte à Abou Dhabi. A de nombreuses reprises, HRW a demandé à l'université française de prendre position. En vain. Selon l'ONG, le président de la Sorbonne, Georges Molinié, a assuré que le militant émirati ne faisait pas partie des équipes d'enseignants de la Sorbonne d'Abou Dhabi et qu'il n'avait donc pas à intervenir.
Si la relation entre la France et ces émirats repose à l'origine sur une coopération lucrative (industrie militaire), elle s'est enrichie au cours de ces dernières années d'un volet culturel : création, à Abou Dhabi, d'une filiale indépendante de la Sorbonne et, bientôt, d'une antenne du Louvre.
La France, qui a ouvert sur place une base militaire en 2009, peut difficilement se prévaloir de réformes en cours qui justifierait cette discrétion. Au lendemain de l'arrestation des cinq militants, les autorités des EAU (la présidence de la Fédération est traditionnellement occupée par l'émir d'Abou Dhabi, le poste de premier ministre revient à l'émir de Dubaï) ont bien élargi le corps électoral chargé de désigner la moitié des membres du Conseil national fédéral, mais ce dernier est purement consultatif.
Le nombre d'électeurs a eu beau passer de 7 000 à 129 000, soit environ 1,5 % de la population totale d'une Fédération où les expatriés d'Asie, du Proche-Orient ou d'Europe, sont largement majoritaires, les élections qui se sont tenues en septembre ont été marquées par une très faible participation - inférieure à 30 % de ce corps électoral, surtout à Abou Dhabi et à Dubaï - et par l'importance du vote tribal.
Lettre d'information de la revue N’Autre École (revue de la fédération Cnt des travailleurs de l'éducation) novembre 2011:
- Sortie de N'Autre école N°30 "Famille et école", voir l' édito et le numéro à feuilleter en ligne
- Sortie du livre Pédagogie et révolution publié aux éditions Libertalia, qui rassemble les chroniques "(re)lectures pédagogiques" de la revue.
- Appel à contribution pour le prochain numéro sur l'engagement
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N'Autre école n° 30, Famille et école (+ dossier pédagogie institutionnelle), automne 2011, 56 p., 4 € (disponible en version Pdf à 2 €).
Le numéro est à découvrir sur le site
Commandes et abonnements en ligne : ici
SOMMAIRE :
Parents de la Goutte d’Or
Devoirs au noir
Le Sou des écoles laïques
L’école et les pauvres, une histoire de famille
Le Marché du soutien scolaire
Lycée de quartier à Grenoble
Base élèves et fichage social
Absentéisme, vers le contrôle permanent ?
L’instruction, une affaire de famille ?
SOS éducation ?
Entretien Alain Serres et les éditions Rue du Monde
Pédagogie sociale. Alliance commune parents/professionnels
Le Kit collégien
Une expérience d'école franco-danoise
Un outil à l’essai
Reconstruire avec et dans la famille
À la rencontre d’une école du troisième type
La Pédagogie institutionnelle
Notes de lecture
et d’autres articles en ligne...
Édito du n° 30 "Famille et école"
Longtemps l’école a été, à tort ou à raison, synonyme de progrès individuel ou collectif. Aujourd’hui on lit que les suicides d’enfants s’accroissent dans les pays où l’école est synonyme de pression. Une pression qui ne produit pas que des drames, mais aussi du mal-être ordinaire, de l’anomie ou de l’absentéisme.
Les familles sont, comme les personnels, à la fois victimes et acteurs de ce stress permanent : on pousse les enfants mais sans savoir les aider, on leur dit de travailler encore et encore, sans pourquoi ni comment. Pour les familles populaires s’ajoute la honte : on ne sait pas expliquer, on n’y comprend rien, on aimerait bien que nos enfants fassent mieux que nous mais eux ne veulent pas. On n’est pas présentable dans la société des bacs +.
Comment en sortir alors que l’on sait que le mal est ailleurs, dans la compétition forcenée et dans l’espoir vain d’une promotion par l’école, dans la structure sociale, dans le mépris de l’humain ?
En évitant, pour les enseignants, d’externaliser le travail scolaire (les fameux « devoirs ») et de juger « ces familles-là » : la frontière n’est pas entre elles et nous.
En créant des rencontres dignes avec ces familles (les mères, 9 fois sur 10), qui savent éviter et le déni et la soumission. En se battant avec elles pour le maintien d’une classe ou pour un encadrement humain acceptable.
Pour peu qu’on les incite, pour peu qu’on les invite au lieu de les convoquer, on peut être en alliance.
Ce numéro, qui additionne à son habitude éclairages variés voire contradictoires et signes d’inventivité, se situe dans cette démarche concrète et ambitieuse.
Révolutionnaire ?
Anthony Grafton, “Our Universities: Why Are They Failing?”, The New York Review of Books, 14 novembre 2011
American universities crowd the tops of many world rankings, and though these ratings are basically entertainment for university administrators and alumni, they do reflect certain facts. A number of American universities offer their faculty salaries and working conditions, laboratories and libraries that few institutions elsewhere can match. They spend more not only on their staff, but also on their graduate and undergraduate students, than their peers overseas. Though their fees seem enormous by European or Asian standards, they have worked hard in recent years to keep them from deterring poor students by offering more generous aid for undergraduates and by paying full fees for all doctoral students. At every level of the system, dedicated professors are setting students on fire with enthusiasm for everything from the structure of crystals to the structure of poems.
Lire la suite sur le site du New York Review of Books ou sur le site de Slu .
La notation des profs par les chefs d’établissement. MàJ 17 novembre 2011
Alors? un décret ou pas de décret? En tous cas, l’évaluation est bien au programme de l’UMP (à lire en attaché - proposition 15), et une partie de la presse s’attache à montrer combien c’est ringard de s’y opposer…
Lire la suite sur le site de SLU .
Lire également le communiqué de Sud Éducation: Non à la notation, trois fois non aux entretiens d’évaluation!
La semaine de SLU du 10 au 20 novembre 2011
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5134
[Lire cette page sur le site de Slu pour voir les illustrations].
" L’excellence, disait D. H., substitue à nos regards un monde qui s’accorde à leurs désirs ". Ce site est l’histoire de ce monde.
Une poêlée de sorties et resorties, cette semaine.
Le choix de SLU
"Les dix commandements"
Extrait: " Ces principes sont mis en oeuvre par l’ensemble des collaborateurs intervenants pour le compte de l’AERES, quel que soit leur statut. Il est donc indispensable qu’ils aient conscience que leur engagement au service de l’agence est déterminant pour asseoir sa légitimité et l’acceptation de ses évaluations. "
L’avis de Martin Rossignole de SLU : Notre préféré. Limpide.
"Bienvenue à Gattaca"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : à quand le prof génétiquement modifié?
"Razzia sur la chnouf" : une histoire de boutiques franchisées ouvertes par les entreprises de soutien scolaire dopées par l’abattement fiscal de 50% du service à la personne.
L’avis de Marin Rossignole de SLU : flippant.
On aime bien
"La guerre est finie"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : un grand film malade.
"Mrs Smith au Sénat"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : dans les couloirs du pouvoir.
"L’affaire Thomas Crown"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : le baisé le plus long de l’histoire du cinéma.
On peut se laisser tenter
"La chute de l’Empire romain"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : l’histoire se répète, décidément.
"Die Hard" (4)
L’avis de Martin Rossignole de SLU : en français, " Retour en enfer ".
Pour rappel, les trois premiers étaient sortis il y a peu: " Die Hard " (1) , " Die Hard " (2) , " Die Hard " (3)
Pour ceux qui s’impatientent, un 5e est prévu en 2012 (c’est dans très peu de temps). On vous laisse deviner qui y tiendra le rôle principal.
"Révélations (The Insider)"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : l’efficacité du cinéma américain.
"La dernière croisade"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : bien.
"The devil wears Prada"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : encore un américain; que voulez-vous, ils ont la manière.
Si vous n’avez vraiment rien de mieux à faire
"Le Boulet" .
L’avis de Martin Rossignole de SLU :
Cold Fusion
L’avis de Martin Rossignole de SLU : " un des films les plus bidesques que j’ai vus de ma vie ".
L’Exercice de l’Etat"
L’avis de Martin Rossignole de SLU : cousu de fil blanc.
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Bonus de la semaine : Very Bad Trip 2 , avec L. Wauquiez, normalien, agrégé d’histoire, énarque (un homme que ses études ont responsabilisé en quelque sorte).
Extrait: " Si jamais, quand vous tombez malade, cela n’a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n’est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l’impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu’il y ait un impact ."
L’avis de Martin Rossignole de SLU:
yek yek yek…
Lire le dossier de SLU: La notation des profs par les chefs d’établissement. MàJ 17 novembre 2011 et le communiqué de Sud Éducation: Non à la notation, trois fois non aux entretiens d’évaluation!
Lire aussi "Evaluation des profs: derrière les modalités, la question des salaires"
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Grève unitaire pour le 15 décembre
Café Pédagogique:
Evaluation des enseignants : Vers une grève unitaire le 15 décembre
L'intersyndicale du second degré s'est réunie le 17 novembre. Elle se reverra le 21 au même moment qu'une réunion de l'intersyndicale du premier degré. On s'achemine bien vers une grève unitaire.
"On a une analyse commune sur la méthode et le fond de ces textes", nous dit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, à la sortie de la réunion de l'intersyndicale du second degré, faisant allusion au décret et à l'arrêté sur l'évaluation des enseignants publiés le 15 novembre par le Café. L'intersyndicale réunit les syndicats Fsu (Snes, Snep, Snuep), le Sgen, le Se Unsa, FO, le Snalc, Sud et la Cgt. "C'est une vision inacceptable de l'éducation qui se dessine". L'intersyndicale a décidé la diffusion d'une pétition commune lundi 21. "L'appel à la grève se dessine", nous dit F. Rolet et devrait être décidé lundi. L'intersyndicale a lancé un appel pour une action commune à l'intersyndicale du premier degré.
Selon Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, l'intersyndicale du premier degré (Snuipp, Se Unsa, Sgen) se réunira effectivement lundi. "On pense que le sujet, c'est à dire l'annonce de nouvelles suppressions de postes, les 3000 Rased dans le viseur, les salaires et la nouvelle évaluation
Snuipp
Le SNUipp-FSU appelle à une grève unitaire pour le 15 décembre
Le SNUipp-FSU appellera à une grève unitaire le 15 décembre prochain pour une politique budgétaire et éducative qui permette la réussite de tous les élèves et prenne en compte les conditions de travail des enseignants.
Lancé dans une entreprise de torpillage de l’école, le ministre continue de jouer les apprentis sorciers. Aujourd’hui, il déclare dans les Echos qu’il sera possible de réduire encore le nombre de postes dans l’éducation en ne remplaçant pas un certain nombre de départs en retraite. Il souhaite aussi mettre en concurrence les écoles en publiant les résultats des évaluations des élèves. En projetant de supprimer totalement la carte scolaire, la chasse aux écoles réputées sera exacerbée. Chacun sait à qui profite ce type de mesures: jamais aux élèves des milieux défavorisés. Dévoilées une à une, les pièces du puzzle dessinent une école du tri et de l’inégalité par excellence.
Aujourd’hui, les motifs de contentieux sont donc multiples:
Projet de suppressions de postes au budget 2012 qui vise entre autre les postes RASED, de remplaçants, de conseillers pédagogiques, mais aussi la scolarisation maternelle; Une purge qui se fait toujours sur le dos des élèves les plus fragiles.
Salaires attaqués comme le confirment les comparaisons internationales.
Conditions d’exercice du métier dégradées.
Et maintenant, le projet de réforme de l’évaluation des enseignants qui s’attaque entre autre au pouvoir d’achat des enseignants et induit la mise en place d’une nouvelle politique de gestion des personnels.
Sur tous ces points, le SNUipp-FSU appelle à une riposte unitaire et convergente entre le premier et second degré. Il proposera un appel commun à la grève lors de la réunion des Fédérations de l’Education programmée lundi prochain à l’initiative de la FSU.
Paris, le 18 novembre 2011
Bac 2012: les correcteurs étranglés par la "reconquête du mois de juin"
Communiqué du collectif des professeurs de philosophie de l'Académie de Strasbourg:
"De source officieuse, le cabinet du Ministère de l'Éducation Nationale a récemment arrêté le calendrier du baccalauréat général et technologique, calendrier qui devrait devenir officiel prochainement. Il prévoit que les épreuves débutent le lundi 18 juin avec la philosophie, et fixe la publication des résultats du 1er groupe au 6 juillet.
En comptant les journées des réunions d'entente sur les sujets et d'harmonisation des notes, ainsi que les délais techniques d'édition des bordereaux de notes pour les délibérations du 5 juillet, le temps laissé aux examinateurs entre la réception des copies et la saisie informatique des notes est à nouveau lourdement amputé, pour atteindre désormais l'inacceptable. Toutes les disciplines connaîtront des conditions nettement dégradées. Celles de la philosophie, en raison de la taille des paquets de copies et de la durée minimale d'une correction normale, deviennent proprement impossibles: avec à peine 8 jours pleins pour des paquets comptant en moyenne entre 110 et 150 copies, voire beaucoup plus selon les académies, les correcteurs seront contraints à de l'abattage pur et simple, au mépris du droit des candidats à une évaluation sereine et équitable de leurs copies.
La décision d'un tel calendrier, de nature strictement politique, a été imposée par le cabinet du Ministre au détriment d'autres scénarii que la DESCO, se fondant sur une connaissance concrète des réalités de l'organisation de l'examen, lui avait pourtant proposés. Elle s'incrit dans la continuation de la politique dite de «reconquête du mois de juin», qui avait d'ores et déjàréduit sévèrement les délais de correction des quatre dernières sessions de l’examen. Elle révèle à présent que le Ministère est prêt à sacrifier les conditions du bon déroulement du baccalauréat sur l’autel d’un slogan creux de «communiquant», au point qu’on est en droit de se demander si l’arrière-pensée de cette politique n’est pas purement et simplement le sabotage et la liquidation de cet examen, premier grade universitaire, auquel une grande majorité des Français restent pourtant attachés.
Les professeurs de philosophie de l’Académie de Strasbourg s’étaient mobilisés dans leur quasi totalité lors des premières mises en œuvre de cette politique induisant une réduction de la durée des corrections. Leurs Assemblées Générales, tenues à l’occasion des réunions d’entente, avaient contraint le Rectorat à recevoir une délégation, pour parvenir à la mise au point d’accords techniques garantissant un maximum de 12 copies par jour ouvrable. Ces accords, dont plusieurs académies s’étaient inspirées par la suite, avaient pu être reconduits jusqu’à présent, à la satisfaction de toutes les parties. Ils sont à présent réduits à néant par le fait accompli du Ministère. Mais ils montrent qu’une mobilisation suffisante des intéressés est en mesure de changer la donne, et ce qui a été obtenu localement – la reconnaissance du principe d’un maximum décent de copies par jour – pourrait l’être au niveau national.
C’est pourquoi ils appellent leurs collègues de toutes les académies et de toutes les disciplines concernées par l’examen à se mobiliser dès à présent, en rédigeant par exemple déclarations, adresses et pétitions, et en saisissant leurs associations disciplinaires et leurs syndicats, pour exiger que le Ministère revienne sur cette décision et avance les premières épreuves de l’examen au 14 juin au plus tard."
Le collectif des professeurs de philosophie de l’Académie de Strasbourg
ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES
Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif
2e et 4e jeudis du mois de 17 h à 19 h
(salle M. et D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris)
10 novembre 2011 au 24 mai 2012
Jeudi 24 novembre 2011
Deuxième séance : Entrer dans la carrière ?
Les « réformes » sont en train de profondément changer les conditions et les contenus de l’entrée dans les métiers scientifiques. Titulaires ou précaires, des chercheurs et enseignants-chercheurs entrant dans la carrière décriront leur expérience du monde des concours « fléchés », des contrats ANR et des Labex en formation, présenteront leur analyse des nouveaux marchés de l’emploi et du savoir.
Intervenants:
Pascal Buresi (histoire, UMR 8167 « Orient et Méditerranée », directeur de recherche au CNRS) Eric Cheynis (sociologie, maître de conférences à l'université de Mulhouse)
Ingrid Hall (ethnologie, post-doctorante non statutaire du Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative, CNRS-Paris Ouest)
Maude Le Gall (biologie, chargée de recherche INSERM, Centre de Recherche des Cordeliers)
Modératrice : Sophie Pochic (sociologie, Centre Maurice-Halbwachs, CNRS-EHESS-ENS)
Des comptes-rendus et fichiers audio des séances des années 2009-2011 et de la première séance 2011-2012 sont disponibles sur http://pds.hypotheses.org
de la part de:
Michel Agier (DE EHESS),Michel Barthélémy (CR CNRS), Claude Calame (DE EHESS), Robert Descimon (DE EHESS), Sophie Desrosiers (MC EHESS), Mary Picone (MC EHESS), Sylvain Piron (MC EHESS), Christian Topalov (DE EHESS)
Adresses électroniques de contact : agier(at) ehess.fr , descimon(at) ehess.fr , topalov(at) ehess.fr
Et après ?
séance du 15 décembre 2011
Questions aux acteurs du mouvement – Comment refonder une démocratie dans l’enseignement supérieur et la recherche ?
L’université et la recherche françaises seront probablement placées en 2012 dans une situation politique nouvelle. Que celle-ci aboutisse à un véritable changement de cap dépend pour une part des acteurs du mouvement multiforme de résistance aux « réformes » en cours. Nous proposerons cette année à quelques uns d’entre eux de répondre aux questions des participants au séminaire sur la reconstruction de l’enseignement supérieur et de la recherche après une possible victoire électorale de la gauche. Au programme de cette séance : comment liquider les multiples entraves institutionnelles à la démocratie académique que la politique actuelle a construites, comment refonder un autogouvernement des communautés et des institutions concernées, comment concevoir une articulation correcte avec les pouvoirs politico-administratifs, comment arrêter la course vers la concurrence généralisée et ouvrir la voie aux nécessaires coopérations ?
Débat avec : Etienne Boisserie (histoire, INALCO, membre de Sauvons l’université) Philippe Büttgen (philosophie, Paris Panthéon-Sorbonne, membre du SNCS-FSU) Christophe Pebarthe (histoire ancienne, Bordeaux 3, membre du SNESup-FSU)
Modératrice : Liora Israel (sociologie, EHESS)
Aujourd’hui même (21/11/11), les élus et les membres nommés de la 9 e section du CNU se sont réunis à l’invitation du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour élire leur Président et les membres du bureau qui l’assisteront dans son travail durant toute la mandature.
Ont été élus:
Président: Michel Magnien, PR, Paris 3, qui conduisait la liste QSF
Vice-président pour le collège A: Bruno Clément, PR, Paris 8, qui conduisait la liste Sgen/non Syndiqués
Vice-présidente pour le collège B: Marie Parmentier, MCF, Poitiers, QSF
Assesseur: Hervé Bismuth, MCF, Dijon, Snesup
Le Ministère a manifestement entendu la requête que lui avaient adressée l’ensemble des candidats qui souhaitaient que les nominations soient faites dans l’idée de pallier les insuffisances disciplinaires et séculaires engendrées par le vote, sans considération d’options politiques ou idéologiques.
Mais – rien n’étant jamais parfait – les membres des bureaux des sections 7, 8, 9,10, 11, 12, 13, 14, 15 ont signé à l’unanimité une motion déplorant que ces nominations aient été connues très tard (trop tard pour que tous les membres nommés aient pu être convoqués et prendre part au scrutin); et que, le jour même de cette réunion (21 novembre), presque aucun membre n’ait encore été nommé comme suppléant, ce qui devrait rendre pour le moins difficile la répartition des dossiers de candidature à la qualification dès le lendemain matin.
Lire aussi: Résultats des élections au CNU, 9ème section, 2011
Rappel: Grève unitaire dans l'éducation le 15 décembre 2011
Lire le dossier de SLU: La notation des profs par les chefs d’établissement. MàJ 17 novembre 2011 et le communiqué de Sud Éducation: Non à la notation, trois fois non aux entretiens d’évaluation! + Pétition unitaire contre l'évaluation des enseignants du second degré par les chefs d'établissements
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Evaluation des profs : derrière les modalités, la question des salaires
Blog ( L'Express ) L'Instit'humeurs le 19 novembre 2011
Derrière l’arbre se cachait la forêt: alors que la quasi-totalité des réactions au projet de décret sur l’évaluation des enseignants s’est portée sur l’entretien d’évaluation, la création d’une nouvelle grille d’avancement a globalement été passée sous silence. Elle aura pourtant des conséquences importantes sur le pouvoir d’achat de 800000 enseignants et incidemment sur le recrutement.
[...] Concrètement, les enseignants verront leur salaire stagner plus longtemps, ne connaîtront d’augmentation que de loin en loin. Autant dire que leur pouvoir d’achat va sérieusement se dégrader sur la durée. Peu importe, le gouvernement fera ainsi chaque année quelques centaines de millions d’euros économies: l’argent des enseignants, celui-là même qui ne leur sera pas versé par la grâce du présent décret…
Lire la suite .
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Sur le site du Mammouth déchaîné 20/11/11:
http://le-mammouth-dechaine.fr/ (rubrique Blog à part )
* Les décrets (de la semaine)
Résumons, donc.
Tout d’abord un petit rappel. Les propos de Darcos en 2007. Les voici. On ne s’étonnera pas donc aujourd’hui :
«L’évaluation des professeurs devra être complètement revue. Les résultats et performances de l’établissement seraient rendus publics tous les ans. Les professeurs dont les élèves auront progressé ou réussi leurs examens ou certifications, les professeurs qui auront conduit avec succès à leur terme des projets pédagogiques ou éducatifs pourront bénéficier de primes. Le chef d’établissement serait dans ce cadre le principal évaluateur des personnels. Les corps d’inspection n’interviendraient dans l’évaluation de personnels que dans quelques cas précis : manquement graves, excellence et promotion. Ce sujet est sensible : il devra être longuement négocié. » (Rapport de mars 2007 au candidat Nicolas Sarkozy)
Ces décrets vont permettre de :
- réduire les coûts salariaux en fixant un rythme unique d’avancement sur la base la moins avantageuse , la comparaison de la «grille» jusque là appliquée et de la projection du nouveau modèle de «réduction d’ancienneté» le montre. Les rythmes de carrière seront bien plus lents que dans le système actuel. Et de loin ! Alors que dans l’ancien système il pouvait y avoir un décalage de prêt de 2,5 ans entre grand choix et ancienneté, désormais il n’y aurait guère plus de 5 mois. Après tout tant mieux car vu l’injustice de la notation...
- nous occuper à rien faire , sinon à nous auto-évaluer en permanence pour des prunes . Grilles dévaluation à faire et à remplir (par soi-même on n’a pas fini de rigoler), entretien tous les trois ans, ... même les chefs d’établissement vont finir par trouver ça lourd et chronophage. Voilà de quoi les réduire à des chefs du personnel alors qu’ils se targuent d’être des «pilotes», impulseurs d’idées, manageurs d’entreprise...
- donner un nouveau rôle au CA qui, nous disent les décrets, va valider les orientations de la politique d'établissement et définir du coup l’évaluation des pratiques professionnelles des enseignants.
- inféoder les enseignants (enfin, ils sont tellement incontrolables) à un vrai chef (bien couillu) qui, loi de mobilité des fonctionnaires aidant, pourra sans doute un jour vous proposer trois postes et vous mettre à la porte .
- mettre de côté les programmes nationaux , grâce à la politique d’établissement dans le cadre de l’autonomie, ce qui va avec la volonté -prônée depuis l’OCDE - d’individualiser les parcours .
- faire des profs des agents publics locaux , de les préparer à les faire passer aux Régions , en dégradant tellement les conditions que lesdits enseignants ne pourront être qu’attirés par les statuts de la fonction publique territoriale (vous vous souvenez de ce qui est arrivé aux TOS ?).
Bref, une question grave se pose aujourd’hui : va-t-il falloir tous adhérer au SE-UNSA pour avoir de bonnes notes des chefs d’établissement quasiment tous au SNPDEN-UNSA ? Là vraiment, c’est le summum de la galère... TOUS EN GREVE (voir plus bas).
- Vexés comme des poux : les inspecteurs (des indicateurs de performance)
C'est sur internet (où le document avait "fuité") qu'ils ont appris les projets de décret du ministre leur retirant l'évaluation des enseignants pour la confier aux chefs d'établissements.
Voici par exemple un de leurs récents communiqués à ce sujet:
source Évaluation des enseignants du second degré par les seuls chefs d’établissement : le SNPI-FSU interloqué !
S’il a bien été reçu ce mardi 15 novembre 2011 au sujet de la circulaire qui accompagnera le décret sur la réforme de la gouvernance, le SNPI-FSU n’a pas été à ce jour destinataire des projets de décret et d’arrêté concernant l’évaluation des enseignants. Il les a découverts sur internet et il est donc trop tôt pour qu’il en produise en analyse détaillée. Cependant, il est probable que l’hypothèse et la crainte qu’il a maintes fois émises de voir la fonction d’inspecteur se transformer en celle d’un contrôleur d’indicateurs de performance se trouvent confirmées.
Occupy Wall Street, Occupy Oakland, protestations universitaires aux Etats-Unis: revue de presse
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5142
"US Occupy: officers in pepper spray incident placed on leave:
YouTube footage from University of California, Davis protest sparks investigation as Occupy protests spread across state"
A lire ici sur le site du Guardian
"California’s Campus Movements Dig In Their Heels"
A lire sur le site du New York Times
Des protestations contre un projet de hause des frais d’inscription à l’Université publique de New York rencontrent la police:
http://www.nytimes.com/2011/11/22/e...
Sans oublier une vidéo "pédagogique" sur le contexte économique et social des mouvements de protestations:
http://www.guardian.co.uk/news/data...
Lire la revue d epresse sur le site de Slu .
Sur le site du poolp:
http://www.auboutduweb.com/poolp/index.php
Non-titulaires de l'enseignement supérieur : la CGT appelle au recensement
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Le plus grand nombre de contractuels de la FPE est dans l'enseignement supérieur
Selon le Rapport annuel sur l'état de la fonction publique 2010-2011 , en 2009, (cf. tableaux p.261 et p.262) on dénombrait untotal de 360 907 agents non-titulaires dans la fonction publique d'Etat (FPE). Sans compter les " Emplois statutaires de non-titulaires des ÉPA dérogatoires, dont : Pôle emploi, CROUS, INRAP, Agence de l'eau...". Pour comparaison, il y a355 001 agents non titulaires dans la Fonction publique Territoriale (tableau V 1.1-1, p.67).
> 131 542agents non-titulaires dans lesdifférents ministères , correspondant à 107000 Equivalent Temps Plein.
> 229 365 agents non-titulaires dans les EPA (Etablissements publics à caractère administratif *), 181807 ETP, sur un total de348416 agents. Ce qui fait quasiment 3 fois plusde non-titulaires.
> En 2009, il y avait68 915 non-titulaires dans l'Education nationale et 75 884 dans l'Enseignement supérieur, soitle plus gros contingent de non-titulaires de tous les ministères (tableau 1.3-3, p.229).
[*] Au nombre des EPA,figurentl'ENA, les écoles des Mines, Polytechnique, l'ISAE (créé en 2007 du rapprochement de l'ENSICA et de SUPAERO), la "Business School de la Sorbonne",l'Agence nationale de la recherche (créée en 2007), l'Institut géographique national, le Centre informatique national de l'enseignement supérieur, l'Institut des hautes études de défense nationale (sous tutelle du Premier ministre) ou encore le Centre universitaire Champollion à Albi... Poolp n'a pas réussi à trouver une liste exhaustive des EPA spécifiquement rattachés au Ministère de l'enseignement supérieur.
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Les effectifs de la fonction publique d'Etat diminuent... mais pas dans tous les ministères
Le Rapport sur l'état de lafonction publique 2010-2011 , publié le 4 novembre dernier sur le site du Ministère de la Fonction publique, révèle quelques données intéressantes à plus d'un titre. Poolp s'est attaché à regarder de plus prèsquelques uns des tableaux du rapportspour connaîtreles évolutions des effectifs de la fonction publique d'Etat.
En premier le tableau 1.3-9 des effectifs physiques par ministère de 1988 à 2009, 2ème partie [2002 à 2009], en page 235. Il s'agit des effectifs physiques, des personnes, englobant fonctionnaires titulaires et agents contractuels, non-titulaires.
On peut en effety vérifierune baisse du nombre d'agents dans quasiment tous les ministères , y compris dans les ministères sociaux et au Développement durable. Dans l'Enseignement (Education nationale,Supérieur et Recherche) onconstate précisément une diminution de 223183 agentsentre 2002et 2009 , la baisse s'étant accentuée dans les dernières années étudiées. C'est sans compter les diminutions draconniennes de 2010 et 2011.
Toutefois,trois exceptions notables : les effectifs ont augmenté dans les ministères " régaliens ", à la Justice et à l'Intérieur qui a intégré, entre 2008 et 2009,les effectifs de la préfecture de Parisainsi queles pompiers de Parisetla gendarmerie ;ce qui explique que le ministère de la Défense présente, lui, une baisse significative. L'Intérieur devrait d'ailleurs être en hausse en 2010 du fait de l'intégration des effectifs (615 agents) de feu le ministère de l'immigration.
La troisième exceptionmontre la plus forte hausse du nombre des agents entre 2008 et 2009 (+10,9% en moyenne annuelle) : dans lesservices du Premier ministre* les effectifs ont triplé depuis 2006, passant de 3494 à 9389 agents en 2009 ,correspondant à8914 ETP (équivalent temps plein) comme le montre le tableau 1.3-7 (p. 233) quiindique aussi une "consommation"autorisée qui pourraitatteindre 9109ETP en 2011. " Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais " [petit adage à l'attention des enseignants du secondaire, qui pourrontainsi illustrer de cet exemple leur leçon de morale quotidienne].
* Ces plétoriques services au Premier ministre , outre différents cabinets (dont celui du ministre de la fonction publique),intendances etsecrétariats, comprennententre autre:le Conseil d’analyse économique,le Conseil d'orientation pour l'emploi,le Conseil d’orientation des retraites, le Conseil d'analyse stratégique, le CSAainsi que la Direction générale de la modernisation de l'État en charge de la fameuse révision générale des politiques publiques (RGPP)...
Science politique : licences to kill ?
Contrairement à ce que certains croient, il n’y a pas que dans les instituts d’études politiques que la science politique s’épanouit : l’Université constitue également un lieu essentiel d’accès à cette discipline importante des sciences sociale. Outre les Master, plusieurs parcours de licence ont été mis en place dans de nombreuses facultés de droit et science politique pour offrir une orientation alternative aux étudiant-e-s qui se sentent davantage attirés par les sciences sociales que par les branches du droit. Or, l’AERES et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche semblent décidés à ne pas renouveler l’habilitation de plusieurs licences de science politique dans divers établissements du pays, au terme d’évaluations problématiques puisqu’effectuées par des commissions ne comprenant aucun-e politiste.
Face à cette menace, l’AECSP (Association des Enseignants Chercheurs de Science Politique) et l’AFSP (Association Française de Science Politique) ont initié une mobilisation comprenant plusieurs volets :
- l’envoi, le 2 novembre dernier, d’une lettre ouverte commune au Directeur de la section «Formation et diplômes» de l’AERES
- une enquête destinée à collecter les informations localement éparpillées (rapport d’évaluation, composition des comités d’évaluation, etc) : vous pouvez envoyer ainsi tous renseignements utiles à cette adresse : omaspinfos(at)gmail.com
- une pétition en ligne pour mettre en évidence leurs soutiens
Pour en savoir plus :
http://www.petitions24.net/aecsp-afsp_mobilisation_pour_les_licences_de_science_politique
Voir également la page spéciale consacrée à l’avenir des licences de science politique sur le site de l’AFSP :
http://www.afsp.info/omasp/licences/avenirdeslicences.html
Lire également: Evaluation des profs: les enjeux et la question des salaires (dossier màj 20/11/11) ainsi que le dossier de SLU: La notation des profs par les chefs d’établissement. MàJ 17 novembre 2011 et le communiqué de Sud Éducation: Non à la notation, trois fois non aux entretiens d’évaluation! Une Grève unitaire dans l'éducation est prévue le 15 décembre 2011 .
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Communiqué de l’intersyndicale du second degré sur l’évaluation des enseignants et pétition - 21 novembre 2011
Liire ce communiqué sur le site dédié .
Les organisations syndicales CGT Educ’action, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNLC-FO, SUD Education réunies le 17/11/2011dans le cadre d’une intersyndicale du second degré ont condamné unanimement les projets de textes sur l’évaluation des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation que le ministère veut imposer dès la rentrée 2012.
Sous couvert d’évaluation, c’est une vision du système éducatif fondée sur la performance individuelle que portent ces projets.
Ainsi dans le second degré, la fin de double évaluation reviendrait à reléguer au dernier plan ce qui constitue le cœur du métier, à savoir le travail en classe avec les élèves dénaturant ainsi profondément les métiers de l’éducation.
Les organisations syndicales CGT Educ’action, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNLC-FO, SUD Education appellent les personnels dans les établissements à faire connaître les projets ministériels, à se réunir en assemblée générale et à se mobiliser.
Elles sont déterminées à organiser une riposte forte et rapide pour exiger le retrait du projet. Elles appellent à signer massivement la pétition unitaire qui sera mise en ligne dès lundi et ont mis en perspective une grève le 15 décembre des personnels enseignants des 1er et second degré, d’éducation et d’orientation.
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Pétition unitaire (syndicats d'enseignants du second degré) contre le projet d'évaluation des enseignants du second degré exclusivement par leur chef d'établissement:
"Le ministre veut imposer dès la rentrée 2012 une modification en profondeur des modalités d’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation.
Les projets de textes, finalisés avant même toute concertation, prévoient:
le gel des promotions autres qu’à l’ancienneté jusqu’en 2015
la progression de carrière aux seules mains du supérieur hiérarchique
Dans le même temps, dans le second degré, le chef d’établissement deviendrait l’unique évaluateur.
Parce que ces projets induisent des transformations de nos métiers que nous refusons, nous en demandons le retrait ."
Je signe l'appel
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Ils ont signé...
L’université sous tutelle - Stéphane Tassel
Blog Les invités de Mediapart , 22 novembre 2011
Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé le placement de huit universités sous la tutelle de leur rectorat. Pour Stéphane Tassel, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), la loi Libertés et responsabilités des universités ( LRU ) est responsable des problèmes financiers rencontrés par ces établissements.
Lire cet article sur le site de Mediapart .
"Les Universités dénoncent le financement de l'ANR"
par Sylvestre Huet - blog Sciences2 , Libération , 21/11/11
L’Agence nationale de la recherche, le joyau de la réforme sarkozienne du financement de la recherche, va tuer... la meilleure recherche!
Propos de protestaires? Analyse brutale de SLR (Sauvons la recherche)? Tract de SLU, Sauvons l’Université? Déclaration syndicale? Que nenni. Analyse complètement sérieuse et incontestable - mais néanmoins en totale concordance avec ce que disent SLR, SLU et le syndicats de chercheurs - de la CURIF (Coordination des universités de recherche intensive françaises). Ce club des " grandes " universités qui tente depuis quelques années de convaincre le gouvernement d’accentuer encore la concentration des moyens de la recherche publique dans quelques universités.
Réunie avec la Conférence des Présidents d’Universités (CPU) le 16 novembre, la CURIF vient de pondre un communiqué qui sape le principe de base du financement de la recherche par l’ANR tel qu’il est promu par le gouvernement, et mis en oeuvre par Valérie Pécresse puis par Laurent Wauquiez. Leur argument final vaut son pesant d’or, tant il reprend quasi mot pour mot l’argumentaire des protestataires: « L’université ne peut plus faire de recherche en dehors des contrats et ne remplit plus sa mission d’exploration de domaines scientifiques qui n’intéressent pas un financeur extérieur. L’expérience montre pourtant que bien souvent ce sont dans ces domaines qu’émergent les résultats de recherche les plus avancés ».
Bref, se rendent compte, peut-être un peu tardivement certains, l’assèchement des crédits directs des laboratoires au profit d’un financement sur projets après une "compétition" n’a rien d’une solution miracle au problème ardu du financement de la recherche. Il comporte des effets pervers, dont le principal est de menacer la prise de risque scientifique et la réactivité que permet la mise à disposition de structures actives - les laboratoires - de moyens conséquents. […]
Lire la suite sur le site de SLU…
Lire aussi sur SLU: Dossier sur les effets de la circulaire Guéant - MàJ le 24 novembre 2011
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Collectif du 31 mai
http://www.collectifdu31mai.com/
"Les conséquences de la circulaire du 31 mai sont lourdes tant pour le rayonnement culturel de la France que pour la compétitivité internationale de ses entreprises. Ensemble, signons la pétition en ligne pour le retrait de cette circulaire."
http://www.petitions24.net/pour_le_retrait_de_la_circulaire_du_31_mai
Pour le retrait de la Circulaire du 31 mai
"Il faut sauver les diplômés étrangers !
Si rien n’est fait, bientôt, les étrangers diplômés et embauchés en France auront l’obligation de quitter le territoire, manu militari. Au détriment de leurs perspectives personnelles, des entreprises qui avaient besoin d’eux, de l’enseignement français qui souhaite s’ouvrir à l’international… et de l’image de la France qui en sortira bien abîmée.
Pour quelle raison ? Un climat général, et une circulaire particulière : la circulaire du 31 mai.
Cette circulaire, co-signée par les ministères de l’Intérieur et du Travail exige des préfets une "rigueur accrue" dans le traitement des dossiers.
Ses conséquences sont simples : les étudiants étrangers hautement qualifiés formés sur les bancs des établissements Français les plus prestigieux, recrutés par d'importantes entreprises françaises et internationales se voient aujourd'hui interdits de travailler au poste pourtant décroché.
Ce refus ne vient jamais seul puisqu'il s'accompagne d'une invitation à quitter le territoire français sous 30 jours à compter de la date de refus : le diplômé étranger devient expulsable sans aucune forme de procès, peu importe sa formation ou ses compétences, il est devenu du jour au lendemain un "indésirable".
Nous ne demandons pas de privilèges et nous ne prêchons pas dans le désert. Nos soutiens se font connaître de jour en jour : Conférence des grandes écoles (CGE), des Universités (CPU), syndicats étudiants, à l’UMP, au PS, au Modem ou chez les Verts, députés et sénateurs, patrons d’entreprise… Leur diversité nous rappelle que cette circulaire ne concerne pas uniquement les diplômés étrangers dont les projets de carrière doivent être avortés du jour au lendemain, mais elle touche l'ensemble des acteurs politiques et économiques françaisqui voient dans cette circulaire une mesure de fermeture de la France qui risque de voir son image écornée.
Les conséquences de cette circulaire seront lourdes tant pour le rayonnement culturel de la France que pour la compétitivité internationale de ses entreprises
À court terme, on chasse les premières générations de diplômés étrangers après avoir été invités par la France à y étudier ! Aujourd’hui, ces jeunes talents courtisés par les entreprises du monde entier sont partagés entre incompréhension et désarroi tant cette politique leur semble injuste. "Les diplômés étrangers ont pour vocation à rentrer dans leur pays d'origine", a répondu le porte parole du Ministère de l'Intérieur. Cela a-t-il du sens pour les étudiants américains, canadiens, chinois ou japonais concernés par cette circulaire? Et pour les autres ? Sans l’expérience professionnelle de quelques années qu’ils demandent, ils ne seront pas d’une très grande aide pour leur pays…
Le monde universitaire voulait s’ouvrir à l’international, pour se mettre au niveau des universités mondiales : cette politique est mise à mal par le gouvernement. Les objectifs d’accueillir de plus en plus d’étudiants étrangers, de nouer des partenariats avec des écoles et universités étrangères, et de pérenniser les relations avec les entreprises internationales doivent aujourd’hui être reconsidérés. Que diront-elles à leurs partenaires, quand leurs étudiants se verront chassés de France ?
Quant aux entreprises françaises, elles doivent renoncer à un véritable facteur de compétitivité : le recrutement sur le marché international, pour former ceux qui auraient pu être, demain, les meilleurs ambassadeurs de la France dans leur pays. Parier sur la fermeture vis-à-vis de tous les talents, c’est condamner la France à perdre rapidement la place qui est la sienne dans le concert des nations.
Le retrait de cette circulaire est nécessaire
La régularisation au cas par cas n’est pas une solution satisfaisante. Seul le retrait pur et simple de ce texte permettra de restaurer la confiance des employeurs désireux de s’attacher les services de ces talents venus de l’étranger ainsi que celle des étudiants qui envisagent aujourd'hui de venir étudier en France.
Votre signature apportera un appui effectif à notre cause. Nous voulons préserver l’ouverture et le rayonnement de la France dans le monde. C’est parce que nous partageons cette « certaine idée de la France » que nous avons choisi d’y poursuivre nos études."
le Collectif du 31 mai
http://www.petitions24.net/pour_le_retrait_de_la_circulaire_du_31_mai
La Revue des Livres n°2
La Revue des Livres, n°2 novembre décembre 2011, 6,50 €.
http://www.revuedeslivres.fr/
Le numéro s’ouvre sur une longue recension du livre La Nouvelle école capitaliste. Charlotte Nordmann signe là un texte parfaitement équilibré qui parvient à rendre compte des apports de ce décryptage de l’offensive néo-libérale sur l’école tout en soulignant les limites, les zones d’ombre et mêmes les impasses de la démarche et du courant dans lequel elle s’inscrit. Plus qu’une lecture de l’ouvrage de Christian Laval, Francis Vergne, Pierre Clément et Guy Dreux, c’est une critique subtile et résolument offensive (l’article s’intitule «Peut-on défendre l’école sans la critiquer?») qui nous est proposée, ouvrant des pistes qui restent encore à explorer: "Dès lors, non seulement on reconnaît combien l’école se prêtait à l’investissement par la logique néolibérale, mais on en vient à se demander si le mode de gouvernement néolibéral ne doit pas beaucoup à la logique scolaire."
(Source: N'Autre École , lire ausi la précédente recension de la Revue des Livres )
Sommaire:
■ Charlotte Nordmann, Peut-on défendre l’école sans la critiquer ?
– à propos de Christian Laval, Francis Vergne, Pierre Clément et Guy Dreux, La Nouvelle
École capitaliste
■ Thomas Hippler, 100 ans de bombardements aériens. Histoire d’une technique militaire et politique
■ Xavier Vigna, Les figures de l’opposition ouvrière – à propos de Christian Corouge et Michel Pialoux, Résister à la chaîne. Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue
■ Yves Citton, Marcus Rediker : l’histoire en actions (présentation) [article complet en accès libre]
■ Yves Citton, Entretien avec Marcus Rediker – à propos de Marcus Rediker, Pirates de tous les pays ; The Slave Ship ; L’Hydre aux mille têtes ; et Les Forçats de la mer
■ Anselm Jappe, Grandeur et limites du romantisme révolutionnaire – à propos de Michael Löwy, Rédemption et utopie. Le judaïsme libertaire en Europe centrale, une étude d’affinité élective ; Michael Löwy et Robert Sayre, Révolte et mélancolie.Le romantisme à contre-courant de la modernité ; et Esprits de feu. Figures du romantisme anti-capitaliste
Fiction
■ Être poussière , une nouvelle de Santiago Dabove
■ Hélène Quiniou et Kate Briggs, Pour une politique de la traduction. Entretien avec Emily Apter – à propos de Emily Apter, The Translation Zone
■ Laurent Bove, « Entre Matheron et Spinoza, il se passe quelque chose… » – à propos de Alexandre Matheron, Études sur Spinoza et les philosophies de l’âge classique
Le point sur
■ François Jarrige, L’histoire de la pollution. Démesure et politique à l’ère industrielle
Le portrait
■ Giovanna Zapperi, Rey Chow : une approche critique du visuel
Géographie de la critique
■ Najate Zouggari,Les féminismes islamiques
Expérimentations politiques
■ Félix Boggio, Le countermapping : représentation et subversion
■ Thomas Boivin, Une drôle d’imposture. Histoire d’un canular en bande dessinée (entretien) – à propos de Judith Forest, 1h25
Sur le site de Sauvons La Recherche (novembre 2011):
L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe: appel à témoignages
Construisons un cahier de Doléances
Télécharger:
Research is dying at CIPF [JPEG | 95.4ko]
Lettre commission 26 du CNRS et Reponse [PDF | 34ko]
aberration liée à la LRU [PDF | 57.5ko]
CTE Poitiers Syndicats unis [PDF | 63.1ko]
UNSA Budget des Universités [PDF | 351.1ko]
Universites dans le rouge [PDF | 187.4ko]
Pourquoi faut-il soutenir les étudiants belgradois? - Contretemps , 3 novembre 2011
Depuis le 20 octobre 2011, les étudiants bloquent les facultés de philosophie et de lettres de Belgrade. À travers le slogan «Le savoir n’est pas une marchandise», ils mettent en cause les conditions d’accès à l’éducation et au savoir. En Serbie, cet accès se paie cher: 800 à 3 000 euros de frais d’inscription par an, dans un pays où le salaire mensuel par habitant atteint à peine 300 euros par mois.
Lire la suite sur le site de Contretemps
[Dossier sur le budget 2012: facs autonomes, facs fauchées ]
A Montpellier, des étudiant-es s’organisent car, au milieu du mois de novembre, ils-elles n’ont toujours pas touché l’argent de leur bourse. A Saint-Denis, les personnel-les et les étudiant-es de l’université Paris 8 luttent contre les dégradations des conditions de travail et d’études. Dans ces deux villes, un appel à la mobilisation a été lancé pour le 24 novembre.
Près de 200 étudiants se sont rassemblés le 25 novembre devant le conseil d’administration du CNOUS qui votait le budget 2011-2012 pour manifester leur mécontentement face au budget d’austérité. Lille, Toulouse, Rennes et Lyon avaient appelé au rassemblement
Lire le communiqué de Sud Étudiant (23 novembre 2011):
Nous ne laisserons pas couler les usager-ère-s et les personnel-le-s des universités
Lire également deux communiqués de l'Unef: (24-25 novembre 2011)
Budget : après les mensonges, la gueule de bois !
Les étudiants se mobilisent contre l’austérité imposée aux Crous
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Revue de presse:
Les étudiants manifestent devant les Crous pour défendre leurs bourses
Ouest-France - 25 nov. 2011
Des étudiants ont manifesté vendredi à l'appel de l'Unef à Paris sous les fenêtres du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), ainsi que dans cinq villes de province, pour demander le versement des bourses de novembre et des ...
Ils ne tiennent plus les cordons de la bourse
20minutes.fr - 24 nov. 2011
Habituellement, elle tombe entre le 15 et le 17 du mois. Hier, beaucoup d'étudiants toulousains n'avaient pas encore perçu leur bourse du mois de novembre. « Et ils risquent de toucher celle de décembre seulement début janvier », s'alarme Stéphane ...
Bourses des étudiants: des retards en novembre
TF1 - 24 nov. 2011
Le versement des bourses étudiantes connaît d'importants retards en novembre selon l'Unef qui s'inquiète aussi pour décembre, alors que le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, affirme que "les moyens budgétaires" nécessaires existent ...
Déprime de Noël pour les boursiers
Libération - 24 nov. 2011
Retard. Les étudiants attendent toujours le versement du mois de novembre. Et s'inquiètent pour décembre. «Je commence à désespérer, j'avais l'espoir de pouvoir faire mes courses et de payer un prélèvement qui passe le 28, mais si je n'ai pas ma bourse ...
Retard de versement des bourses étudiantes
Le Monde - 24 nov. 2011
Le versement des bourses étudiantes connaît d'importants retards en novembre selon l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), qui s'inquiète aussi pour décembre, alors que le ministre de l'enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, ...
Pour l’honneur de la Sorbonne
Depuis le printemps 2011, cinq hommes sont en prison à Abu Dabi (Emirats Arabes Unis). Selon les informations transmises par l’organisation Human Rights Watch, ces hommes sont emprisonnés pour avoir critiqué le gouvernement de leur pays et demandé l’introduction ou l’extension de droits démocratiques. Toujours selon HRW, ils n’ont pas eu droit à un procès équitable, et s’apprêtent à entamer une grève de la faim.
Parmi ces personnes, se trouve Nasser Bin Ghaith, qui a donné un enseignement à Paris-Sorbonne-Université à Abu-Dabi, antenne locale de l’Université Paris-Sorbonne.
L’honneur de l’université exige qu’elle se prononce, de façon claire, pour le respect des droits de la défense, pour la liberté d’opinion et pour la libération immédiate de Nasser Bin Ghaith et de ses codétenus.
Dans quelque domaine et sur quelque territoire que ce soit, l’Université n’est pas seulement une prestataire de services d’enseignement ou de recherche, mais un sujet moral. A ce titre, il est de son devoir de ne pas rester muette devant une injustice qui se commet à ses portes.
Paris, le 17 novembre 2011
Les signatures peuvent être envoyées à l’adresse suivante: pourlhonneurdelasorbonne@gmail.com (tout attaché, sans apostrophe ni espaces)–en précisant de préférence la fonction ou l’activité présente des signataires.
(Pétition également relayée par les sites: SLU , Rue89 , Saudiwawe …)
Liste des signataires ( 313 à la date du 28/11/11)
Robert Abirached, professeur émérite à l’Université Paris-Ouest Nanterre (Paris X),
Jean-Jacques Alcandre, professeur émérite à l’Université de Strasbourg,
Zineb Ali-Benali, professeur à l’Université Paris VIII,
Olivier Ammour-Mayeur, maître de conférences à Monash University (Melbourne, Australie),
Jean-Marie Apostolidès, professeur à l’Université Stanford (USA),
Joseph Arditty, maître de conférences à l’Université Paris VIII,
Jean Arrouye, professeur émérite à l'Université de Provence,
Francis Assaf, enseignant chercheur, université de Géorgie (USA),
Jacques Aumont, professeur émérite à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle, directeur d’études à l’EHESS,
Carole Auroy, professeure à l’Université d’Angers,
Jeanne Avner, maître de conférences à l’Université Paris Nord (Paris XIII),
Dominique Avon, professeur à l’Université du Maine,
Claire Badiou-Monferran, maître de conférences à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Etienne Balibar, professeur émérite à l’Université Paris-Ouest Nanterre (Paris X),
Roberto Barbanti, maître de conférences, à l’Université Paris VIII,
Renaud Barbaras, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Nathalie Barberger, professeure à l’Université Lumière Lyon II,
Jean-Marc Bardet, Professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Sophie Basch, professeure à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Jacques Baudon, professeur émérite à l’Université Paris-Nord (Paris XIII)
Corinne Bayle, professeure à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon,
Philippe Beck, maître de conférences à l’Université de Nantes,
Abraham Bengio, professeur agrégé, directeur général adjoint de la Région Rhône-Alpes,
Zaïneb Ben Lagha, maître de conférences à l’Université Paris III Sorbonne Nouvelle,
Fethi Benslama, professeur à l’Université Paris-Diderot (Paris-VII), Doyen de l'UFR Sciences Humaines Cliniques,
Gérard Bensussan, professeur à l’Université de Strasbourg,
Jacques Berchtold, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Marie Bernanoce, maître de conférences à l’Université Stendhal Grenoble III,
Michel Bernard, professeur à l’Université Paris IIISorbonne nouvelle,
Egidius Berns, professeur émérite à l’Université de Tilburg (NL),
Sophie Bessis, professeure agrégée, chercheur associé à ll' Institut de relations internationales et stratégiques ,
Isabelle Bétemps, maître de conférences à l'Université de Rouen,
Stéphane Bikialo, maître de conférences à l'Université de Poitiers
Helene Bilis, assistant professor, Wellesley College (USA),
Laurent Binet, professeur agrégé, écrivain,
Marie Blaise, maître de conférences à l’Université Paul-Valéry-Montpellier III,
Sandra Boehringer, maître de conférences à l’Université de Strasbourg,
Pascal Boniface, maître de conférences à l’Université Paris VIII,
Gilles Bonnet, maître de conférences à l'Université Jean Moulin Lyon III,
Jean-Claude Bonnet, directeur de recherche au CNRS (CELLF Paris Sorbonne/CNRS),
Éric Bordas, professeur à l'École Normale Supérieure de Lyon,
Françoise Bottéro, chargée de recherches au CNRS,
Luc Boucris, professeur émérite à l’Université Stendhal Grenoble III,
Gérard Bras, professeur de première supérieure, Lycée A. Schweitzer, Le Raincy,
Jean-Baptiste Brenet, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Michel Briand, professeur à l'université de Poitiers,
William Brooks, professeur à l’Université de Bath (GB),
Christine Buignet, maître de conférences à l’Université de Toulouse II Le Mirail,
Michel Cahen, chercheur CNRS à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux,
Maria Candea, maître de conférences à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Claire Carlin, professeure à l’Université de Victoria (Canada),
Hélène Cazes, professeure agrégée, Université de Victoria (Canada),
Cristina Cerami, chargée de recherches au CNRS,
Marc Cerisuelo, professeur à l’Université de Provence,
Danièle Chauvin, professeure émérite à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Stefan Chedri, enseignant IUFM, Université Paris Sorbonne (Paris IV),
Abdallah Cheikh-Moussa, professeur à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Jean-Pierre Chevrot, professeur à l’Université Stendhal (Grenoble III), membre de l’Institut Universitaire de France,
Beida Chikhi, professeure à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), directrice du Centre International d’Etudes Francophones,
Bruno Clément, professeur à l'Université Paris VIII, membre de l'Institut Universitaire de France,
Jérôme Cler, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
André Comte-Sponville, membre du Comité National Consultatif d'Ethique,
Michel Corvin, professeur honoraire à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Didier Coste, professeur à l’Université Michel de Montaigne Bordeaux III,
Anne Coudreuse, maître de conférences à l’Université Paris-Nord (Paris XIII), membre de l'Institut Universitaire de France,
Simon Critchley, professeur à New School for Social Research, New York (USA),
Michèle Crogiez Labarthe, Professeur à l'Université de Berne, (Suisse),
Marie Cuillerai, maître de conférences à l’Université Paris VIII,
Daniel Danetis, professeur émérite à l’Université Paris VIII,
Bernard Darras, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Guillaume Daudin, professeur à l'Université Lille I,
Robert Davreu, professeur agrégé, université Paris VIII,
Cécile De Bary, maître de conférences à l’Université Paris-Diderot (Paris VII),
Michel Deguy, professeur émérite à l’Université Paris VIII,
Patrick De Haas , maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Dominique Delmaire, maître de conférences à l’Université Lumière (Lyon II),
Delphine Denis, professeure à l'Université Paris-Sorbonne (Paris-IV),
Christine Deprez, professeure à l’Université Paris-Descartes (Paris V),
Pénélope Deutscher, professeure à Northwestern University, Chicago (USA),
Hent de Vries, professeur à Johns Hopkins University (Baltimore, USA), directeur du Humanities Center,
Arbi Dhifaoui, professeur à l’Université de Kairouan (Tunisie),
Véronique Dominguez, maître de conférences à l’Université de Nantes,
Thomas Dommange, professeur agrégé, ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie (Montréal, Canada),
Gilles Dorronsoro, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Stéphane Douailler, professeur à l’Université Paris VIII,
Anne Douaire-Banny, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Marcel Drach, maître de conférences à l’Université Paris-Dauphine,
Marnix Dressen, professeur à l’Université Lille I,
Pascale Dubus, maître de conférences à L'Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Frédéric Dufaux, maître de conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre (Paris X),
Serge Dufoulon, professeur à l’Université Pierre Mendès-France Grenoble II, directeur du département de sociologie,
Camille Dumoulié, professeur à l’Université Paris-Ouest Nanterre (Paris X), Directeur du Centre de recherches «Littérature et Poétique comparées»,
Anne Duprat, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Eric Eigenmann, professeur à l’Université de Genève (Suisse),
Ariane Eissen, maître de conférences à l'Université de Poitiers,
Boris Eizykman, maître de conférences à l’Université de Picardie Jules Verne,
Jean-Paul Engélibert, professeur à l'université Michel de Montaigne Bordeaux III,
Jean-Michel Eloy, professeur à l'Université de Picardie Jules Verne,
Marc Escola, professeur à l’Université Paris VIII,
Adriano Fabris, professeur à l’Université de Pise (Italie),
Eric Fassin, professeur agrégé, Ecole Normale Supérieure,
Kristian Feigelson, maître de conférences à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Josette Feral, professeur à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Vincent Ferré, maître de conférences à l’Université Paris Nord (Paris XIII),
Georges Forestier, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), membre de l'Institut universitaire de France, directeur du Centre d'Étude sur la Langue et la Littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles,
Jean-Louis Fournel, professeur à l'Université Paris VIII,
Pierre Frantz, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Pierre Fresnault-Deruelle, professeur émérite à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Françoise Gadet, professeure à l'Université Paris Ouest Nantezrre (Paris X),
Olivier Gallet, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Jean-Luc Gautero, maître de conférences à l’Université de Nice-Sophia Antipolis,
Jérôme Gautié, professeur à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Jean Gayon, professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France, directeur de l’Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques,
Didier Gazagnadou, professeur à l'Université Paris VIII,
Alexandre Gefen, maître de conférences à l’Université Michel de Montaigne (Bordeaux III),
Bruno Gelas, professeur émérite à l’Université Lumière Lyon II, président honoraire de l’Université,
Véronique Gély, professeure à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Dominique Gérin, conservatrice honoraire des Bibliothèques,
Laurence Giavarini, maître de conférences ą l'Université de Bourgogne,
Alain Gigandet, maître de conférences honoraire à l'Université Paris Est Créteil,
Jean A. Gili, professeur émérite à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne,
Charles Girard, professeur agrégé, Université Paris Sorbonne (Paris IV),
Pierre Glaudes, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Florence Godeau, professeur à l’Université Jean Moulin (Lyon III),
Claire Goldstein, Associate Professor, Miami University (Oxford, Ohio USA),
Jean-Joseph Goux, professeur émérite à l'Université Rice, Houston, (USA);
Florence Goyet, professeure à l’Université Stendhal Grenoble III,
Gisèle Grammare, professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne,
Evelyne Grossman, professeure à l’Université Paris-Diderot (Paris VII),
Nacira Guénif, maître de conférences à l’Université Paris Nord (Paris XIII),
Denis Guénoun, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Michel Guérin, professeur à l’Université de Provence, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France,
Raphaëlle Guidée, maître de conférences à l’Université de Poitiers,
Jean Guillaume, professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Anna Guilló, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Françoise Guimier, maître de conférences à l’Université Rennes I,
Michaël Gutnic, maître de conférences à l’Université de Strasbourg,
André Guyaux, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Claude Habib, professeur à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Jean-Louis Hess, professeur associé à l'Université de Strasbourg,
Mireille Hilsum, maître de conférences à l’Université Jean Moulin (Lyon III),
Yvonne Hsieh, professeur à l’Université de Victoria (Canada),
Marie-Claude Hubert, professeure à l'université de Provence,
Thomas Hunkeler, professeur à l’Université de Fribourg,
Pierre-Damien Huyghe, professeur à l’Université Paris I Panthéon- Sorbonne,
Jean-Nicolas Illouz, professeur à l’Université Paris VIII,
Keti Irubetagoyena, chargée de cours à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon,
Paulin Ismard, maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne,
Rada Ivekovic (Collège International de Philosophie),
Liliane Jagueneau, maître de conférences à l’Université de Poitiers,
Pierre Judet de La Combe, directeur de recherches au CNRS, Directeur d'Études à EHESS,
Azadeh Kian, professeure à l’Université Paris VII Diderot, directrice du Centre d’enseignement, de documentation et de recherche pour les études féministes,
Ronald Klapka, inspecteur pédagogique régional (e.r.),
Eugène Kouchkine, maître de conférences émérite à l’Université de Picardie Jules Verne,
Nathalie Kremer, maître de conférences à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Patrick Labarthe, professeur de littérature française à l'Université de Zurich (Suisse),
Rémi Labrusse, professeur à l’Université Paris-Ouest Nanterre (ParisX),
Ernesto Laclau, professeur aux universités d’Essex (GB) et Northwestern (Chicago, USA),
Cécile Ladjali, chargée de cours à l'Université Paris III Sorbonne Nouvelle, écrivain,
Jacinto Lageira, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Laure Lahaye, chargée de collections en arabe à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et conseillère de quartier Bercy,
Jean Lancri, professeur émérite à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne,
Jack Lang, professeur émérite à l’Université Paris-Ouest Nanterre (Paris X), ancien ministre de l’Education nationale,
Pascale Langlois, ingénieur d'études à l’Université Paris-Sorbonne,
Roland Lantner, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Hélène Laplace-Claverie, professeure à l’Université d’Avignon,
Marc Lapprand, professeur à l’Université de Victoria (Canada),
Michèle Lardy, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Claire Launchbury, Research Fellow, University of Leeds (GB),
Pierre Lauret, professeur de Première supérieure, Lycée Condorcet (Paris),
Marion Laval-Jeantet, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Claude Javeau, professeur émérite à l'Université Libre de Bruxelles,
Françoise Lavocat, professeure à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Florence Lefeuvre, maître de conférences à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Jean Claude Le Gouic, professeur émérite à l'Université de Provence,
Hervé Le Mansec, professeur émérite à l’Université de Californie à Santa-Cruz (USA),
Yvon Le Scanff, maître de conférences à l'Université Paris III Sorbonne Nouvelle,
Marie Leca-Tsiomis, professeure à l'Université Paris Ouest-Nanterre (Paris-X),
François Lecercle, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Catherine Léger, professeure adjointe à l'Université de Victoria (Canada),
Luc Legoux maître de conférences à l’Université ParisI Panthéon-Sorbonne,
Nicolas Lenoir, maître de conférences à l'Université de Rouen,
Anne Lété, maître de conférences à l’Université Paris-Diderot (Paris VII),
Sylvie Lindeperg, professeure à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Sylvain Loiseau, maître de conférences à l’Université Paris-Nord (Paris XIII),
Jean-François Louette, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Olivier Lussac, professeur à l’Université de Metz, détaché à l'École Supérieure d'Art Visuel de la Martinique,
Marielle Macé, chercheuse au CNRS (CNRS-EHESS),
Pascal Maillard, professeur agrégé, Université de Strasbourg,
Jean-Claude Marcadé, directeur de recherches émérite au CNRS,
Philippe Marcelé, professeur agrégé, Université de Haute Bretagne Rennes II,
Serge Margel, maître d'enseignement et de recherche, Université de Lausanne,
Gilles Marmasse, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Paola Marrati, professeure à l’Université Johns Hopkins (Baltimore, USA),
Jean-Pierre Martin, professeur à l’Université Lumière Lyon II, membre de l’Institut Universitaire de France,
Ariane Martinez, maître de conférences à l’Université Stendhal Grenoble III,
Lionel Mary, maître de conférences à l’Université Paris-Ouest Nanterre (Paris X),
Michel Maslowski, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), directeur du département de polonais,
Jean-François Massol, professeur à l’Université Stendhal (Grenoble III)
Jean-Michel Maulpoix, professeur à l’Université Paris-Ouest Nanterre (Paris X),
Jean Maurice, professeur émérite à l’Université de Rouen,
Hélène Merlin-Kajman, professeur à l’Univversité Paris III Sorbonne Nouvelle,
Marie-Madeleine Mervant-Roux, directeur de recherches au CNRS,
Eric Michaud, directeur d’études à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales),
Stéphane Michaud, professeur émérite à l'université Paris III Sorbonne nouvelle,
Chantal Michel, maître de conférences à l’Université Lumière (Lyon II),
Roland Michon, maître de conférences à l’Université de Haute Bretagne Rennes II,
Claude Mignot, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Claude Millet, professeur à l'Université Paris Diderot (Paris VII),
Dominique Momiron, inspecteur de l’Education Nationale,
Jean-Charles Monferran, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Gérard Monnier, professeur émérite à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Jean-Marie Monnier, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Alexandra Moreira da Silva, professeur à l’Université de Porto (Portugal),
Claude Mouchard, professeur émérite à l’Université Paris VIII,
Marie-Thérèse Mourey, professeure à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Claudine Muhlstein-Joliette, enseignante à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Claude Murcia, professeure à l’Université Paris-Diderot (Paris VII),
Amandine Mussou, attachée d’enseignement et de recherche à l’Université Paris VII Diderot,
Cécile Narjoux, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Catherine Naugrette, professeure à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Florence Naugrette, professeure à l’Université de Rouen,
Olivier Neveux, maître de conférences à l’Université de Strasbourg,
Jacques Nichet, ancien titulaire de la chaire de création artistique au Collège de France,
Jean Nicolas, professeur émérite à l’Université Paris VII-Diderot,
Christine Noille-Clauzade, professeure à l’Université Stendhal Grenoble III,
Philippe Nys, maître de conférences à l’Université Paris VIII,
Nancy Oddo, maître de conférences à université Paris III Sorbonne nouvelle,
Roger Odin, professeur émérite à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Bertrand Ogilvie, professeur agrégé, Université Paris-Ouest Nanterre (Paris X),
Jean-Louis Olive, professeur à l’Université de Perpignan,
Françoise Palleau-Papin, professeure à l’Université Paris-Nord (Paris XIII),
Florence Paravy, maître de Conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre (Paris X),
Marie Parmentier, maître de conférences à l’Université de Poitiers,
Vérane Partensky, maître de conférences à l'Université Michel de Montaigne (Bordeaux III),
Florent Pasquier, maître de conférences à l’IUFM-Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Patrice Pavis, professeur honoraire à l’Université Paris III Sorbonne-nouvelle,
Daniel Payot, professeur à l’Université de Strasbourg, adjoint au Maire de Strasbourg en charge de l'action culturelle,
Bruno Péquignot, professeur à l’Université Paris III Sorbonne Nouvelle,
Véronique Perruchon, maître de conférences à l’Université Lumière Lyon II,
François Picard, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), directeur de l'équipe Patrimoines et Langages Musicaux,
Liliane Picciola, professeur à l'Université Paris Ouest-Nanterre (Paris X),
Béatrice Picon-Vallin, directeur de recherches au CNRS,
Jean-Sébastien Pierre, professeur à Université de Rennes 1,
Cinzia Pignatelli, maître de conférences à l’Université de Poitiers,
Hélène Pignot, maître de Conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Crystel Pinçonnat, maître de conférences à l’Université Paris-Diderot (Paris VII)
Jean-Claude Pinson, maître de conférences honoraire à l’Université de Nantes,
Benjamin Pintiaux, professeur à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris, chargé de cours à l’université Paris Sorbonne (Paris IV) et au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris,
Mireille Piot, professeur à l’Université Stendhal Grenoble III,
Marie-Domitille Porcheron, maître de conférences à l’Université de Picardie Jules Verne,
Joel Pothier, maître de conférences à l'Université Paris Dauphine Paris VI,
Matthieu Potte-Bonneville, président de l’Assemblée collégiale du Collège International de Philosophie,
Dominique Pradelle, professeur à l’Université Blaise Pascal (Clermont Ferrand II),
Jean-Marie Pradier, professeur émérite à l’Université Paris VIII,
Plínio W. Prado, maître de conférences à l’Université Paris VIII,
Robert Prosperini, inspecteur d'Académie, chargé de mission pour le développement des relations internationales dans l'enseignement supérieur, Secrétaire Général du SIA (Syndicat des Inspecteurs d'Académie),
Théodora Psychoyou, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Christian Puech, professeur à l’université Paris III Sorbonne Nouvelle,
Marwan Rashed, professeur à l’Ecole Normale Supérieure (Paris),
François Regnault, ancien maître de conférences à l’Université Paris VIII,
Patrick Renaud, professeur émérite à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Pierre-Louis Rey, professeur émérite à l'Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Aline Rios Passagem, Professeur agrégé, Université de Cergy Pontoise,
Gábor T. Rittersporn, directeur de recherche au CNRS,
Jean-Loup Rivière, professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, directeur du département des Arts,
Jean-François Robic, professeur à l’Université de Strasbourg,
Roger-Yves Roche, maître de conférences à l’Université Lumière Lyon II,
Dalita Roger-Hacyan, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Sylvie Rollet, maître de conférences à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Elisa Rossi Danelzik, maître de conférences à l’Université Lumière Lyon II,
Alain Ruellan, professeur émérite à l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Rennes,
Denis Ruellan, professeur à l’Université Rennes I,
Céline Ruet, maître de conférences à l'Université Paris-Nord (Paris XIII),
Jean-François Sablayrolles, professeur à l’Université Paris-Nord (Paris XIII),
Jean Salem, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Diogo Sardinha (Collège international de philosophie),
Jean-Pierre Sarrazac, professeur émérite à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Alain Schaffner, professeur à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Jean Schneider, professeur à l'Université Lumière Lyon II,
Marta Segarra, professeure à l’Université de Barcelone (Espagne),
Bahram Soltani, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Helen Solterer, professeure à l’Université de Duke (Durham, USA),
Virginie Soubrier, professeure agrégée, chargée de cours à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Bernard Stiegler, directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation, Centre Pompidou,
Bruno Tackels, maître de conférences (e.d.) à l’Université de Haute-Bretagne Rennes II,
Philippe Tancelin, professeur à l’Université Paris VIII,
Ricardo Tejada, maître de conférences à l’Université du Maine,
Romain Telliez, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Jérôme Thélot, professeur à l’Université Jean-Moulin (Lyon III),
Anne Tomiche, professeure à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Paolo Tortonese, professeur à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Alain Troyas, maître de Conférences à l’Université Montpellier III,
Alix Tubman-Mary, professeure agrégée, Université de Poitiers,
Éric Vandecasteele, professeur à l'université Jean Monnet, Saint-Étienne,
Patrick Vauday, professeur à l’Université Paris VIII,
Pierre Vermeren, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Delphine Vernozy, allocataire-monitrice à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Georges Daniel Véronique, directeur de recherches à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle,
Piermario Vescovo, professeur associé à l’Université Ca' Foscari, Venise (Italie),
Laurence Vianès, maître de conférences à l’Université Stendhal (Grenoble III),
Bertrand Vibert, professeur à l’Université Stendhal (Grenoble III),
Bernard Vouilloux, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Jean-Claude Vuillemin, professeur à The Pennsylvania State University (USA),
Pierre Wagner, professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne,
Kerry-Jane Wallart, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
Emmanuel Wallon, professeur à l’Université Paris-Ouest-Nanterre (Paris X),
Nicolas Wanlin, maître de conférences à l’Université d'Artois,
Arnaud Welfringer, chargé de cours à l'Université Paris 3 Sorbonne nouvelle, membre de l'équipe Fabula,
Hatem Zaag, directeur de Recherches au CNRS, Université Paris-Nord (Paris XIII),
Philippe Zarka, directeur de recherches au CNRS (Observatoire de Paris),
Caroline Zekri, maître de conférences à l’Université Paris-Est Créteil,
Pierre Zoberman, professeur à l’Université Paris-Nord (Paris XIII)
Processus de Bologne et réforme de l’enseignement supérieur: l’Allemagne fait marche arrière, EducPros , 28 novembre 2011
Les étudiants allemands redécouvrent la lenteur. Dix ans après le lancement du processus de Bologne qui avait conduit en Allemagne à un raccourcissement du bachelor (licence) de huit à six semestres, de plus en plus d’universités souhaitent revenir à l’ancien système.
«L’expérience nous a démontré que, pour les filières d’orientation internationale, six semestres n’étaient pas suffisants. Outre l’apprentissage des langues et des bases nécessaires à l’année de séjour à l’étranger comprise dans le cursus, nous avons constaté que nos étudiants devaient remplir les conditions pour pouvoir effectuer un master dans une autre université européenne», déclare le Pr Thomas Egner, professeur d’économie et de fiscalité et coordinateur des études de sciences économiques à l’université de Bamberg.
Pour lire la suite de cette brève
La semaine de SLU du 21 au 28 novembre 2011
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5159
Contes et comptes approximatifs
Or donc un fonctionnaire en charge des finances
S’avisa un samedi qu’il fallait qu’on annonce
Que huit universités sentaient vraiment le rance
«Surveillance», dites-bien! Il faut que l’on renonce
À prononcer « tutelle ». Ne faites pas le bêta,
Et de la LRU , ne dites surtout pas
Qu’autonomie ne fut qu’un pâle reliquat .
Le ministre communique. Mais que ne fait-il pas?
De huit, le jeudi, jusqu’à sept rétrograde
Car Nice n’est pas si rouge que la belle Belgrade
Et n’a pas ses finances de la même couleur
Que tous ces amateurs qui n’ont pas de compteur.
***
Le cafouillage n’est pas le seul vice à la mode
L’obstination seule pourrait user Hérode
Alors que revenu du fin fond du Poitou
Il essaie de fléchir de Guéant le courroux
Mais las! T’as pas compris? Le pognon, voilà tout
Ce qu’on peut espérer soutirer par dessous
Aux étudiants mus par l’amour de Francion
Venus traîner leurs basques au collège de Sorbon.
Que viennent-ils d’ailleurs espérer faire en France?
Quand même en Amérique , sortant de leur silence
Certains se manifestent jusque sur les campus
Tu nous vois donc demain devoir leur courir sus?
***
Un autre phénomène, relifté L’Oréal,
A caché aux parents , ce qui n’est pas banal,
Des chiffres statistiques, sur les prévisions
Des effectifs d’enfants qui, dès l’année prochaine
Devraient fréquenter l’école républicaine.
Les parents en effet cette semaine se déchainent.
Certains osent prétendre que la grande UMP
Après les élections voudrait bien achever
La très noble et antique école de la Nation
Mais ce n’est pas son genre! Il s’agit seulement
Par l’évaluation forcée des enseignants
De faire partout éclore l’excellence à tous vents,
Même si par temps gris et saison conformiste,
L’inspection doit mater tous ces récidivistes
Dont les élèves savent des rimes anarchistes
Ou peut-être simplement le chant des partisans.
***
Tout est-il donc si noir, tout est-il donc foutu?
En tous cas, des pépètes, bientôt y en aura plus.
Ainsi parle le sénat dans son rapport tout cru
Mais faudrait qu’il nous dise quand y en a jamais eu!
Cherche président par petites annonces
C’est dire si collégiale est l’université
Ainsi que le CNESER l’a tantôt dénoncé.
Combien encore faudra-t-il de coup de semonces
Pour constater enfin que notre métier s’éteint ?
Le maître de conf., hâve, git sous un tas de ronces,
Fait de tableaux excel et de pensez-à-rien,
À moins qu’au sens propre, et grâce aux bétonneurs
Qui dans marchés publics mêlent épinards et beurre,
Il ne prenne sur la tête la cabane et le chien.
***
Et la morale de l’histoire, dont on ne se lasse pas. Allez, redis-la moi avant d’éteindre la lumière. Ça fait trop peur:
" Si jamais, quand vous tombez malade, cela n’a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n’est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l’impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu’il y ait un impact. "
Laurent Wauquiez, interview sur BFM TV-RMC, 16 novembre 2011.
En date du 28/11/11:
Reporters sans frontières se réjouit de la décision du président émirati de gracier, le 28 novembre 2011, le journaliste Ahmed Mansour, le professeur Nasser bin Gaith et trois autres militants pro-démocratie. Ils devraient être libérés dans la journée.
[ Amnesty International demandait leur libération ; la pétition lancée par des collègues français de Nasser bin Gaith, enseignant à la Sorbonne à Abu Dhabi, pour s'indigner du silence de la Sorbonne sur cette affaire recueillait plus de 300 signatures ]
À l'issue d'un procès inéquitable, la Haute Cour fédérale d'Abu Dhabi avait rendu, la veille, un verdict choquant en condamnant le blogueur et militant des droits de l'homme à trois ans de prison ferme pour “insulte aux dirigeants émiratis”, et “appel à manifester contre le régime”. Les quatre prévenus jugés avec lui, le professeur Nasser bin Ghaith, et les activistes Farhad Salem Hassan, Ali Al-Khamis et Ahmed Abdul Khaleq, avaient écopé de deux ans de prison, également pour insulte aux émirs, en vertu de l'article 176 du Code pénal. La justice émiratie ayant estimé qu'il s'agissait d'une affaire de sécurité d'Etat, le verdict était sans appel, et les condamnés ne pouvaient compter que sur la grâce du président des Émirats arabes unis, Cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane.
“Il s'agit d'une excellente nouvelle pour Ahmed Mansour et les quatre activistes qui vont enfin être libérés après huit mois en prison. Nous saluons la persévérance de leurs proches et de tous ceux qui les ont soutenus pour que cette libération ait lieu,” a déclaré Reporters sans frontières.
“Le verdict rendu par la justice émiratie le 27 novembre n'en est pas moins choquant et illustre la politique sécuritaire et répressive menée par le régime depuis le début des révoltes arabes. Nous tenons à rappeler qu'aucune preuve tangible n'a été versée au dossier contre Ahmed Mansour au cours du procès, qui s'est pourtant conclu par une sentence très sévère. Il est innocent, son seul crime est d'avoir encouragé le régime à mener des réformes démocratiques”, a poursuivi l'organisation.
“Nous appelons également les autorités à enquêter sur les mauvais traitements subis par Ahmed Mansour et ses codétenus en prison, ainsi que sur les menaces reçues par sa famille. Il est du devoir des autorités émiraties de tout mettre en œuvre pour protéger l'ensemble de leurs ressortissants, et garantir leur sécurité.”
Arrêté le 8 avril 2011, Ahmed Mansour avait été inculpé en tant qu'administrateur du forum de débat démocratique Al-Hewar (“Le dialogue” en arabe), sur lequel lui et les quatre activistes - surnommés les “UAE 5” - ont été accusés d'avoir posté des messages critiques à l'égard de la politique menée par le régime, entre juillet et octobre 2010.
A compter du 2 octobre 2011, les UAE 5 avaient refusé de se présenter aux audiences pour dénoncer un procès inéquitable et politique, entaché de nombreuses irrégularités. Ils étaient également en grève de la faim depuis le 13 novembre dernier. Ils n'ont pas eu librement accès à leurs avocats au cours du procès, et ces derniers n'ont pas pu interroger les témoins à charge.
Les UAE 5 ont fait l'objet d'une campagne de diffamation lancée sur Internet et relayée par certains médias locaux depuis leur arrestation. Leurs détracteurs les accusent d'être traîtres à la nation. Il ont organisé plusieurs manifestations devant le tribunal d'Abu Dhabi et n'ont pas hésité à intimider les proches des détenus. Dans une déclaration conjointe publiée le 10 novembre 2011, les cinq militants avaient notamment accusé les sites Lethal Character et Proud Emirati d'être derrière cette campagne et d'alimenter un climat d'hostilité envers eux et leurs proches.
Dans une déclaration publiée le 9 novembre 2011, la famille d'Ahmed Mansour avait affirmé que cette campagne s'était intensifiée sur Internet, mais aussi sur des chaînes de télévision locales et dans des journaux. Lors de l'audience du 23 octobre dernier, un enregistrement vocal proférant des menaces de mort et appelant à manifester contre Ahmed Mansour a été diffusé devant le tribunal. La famille du blogueur a porté plainte contre l'auteur de cet enregistrement, le poète Saïd Bakhit Al-Kutubi, mais la justice n'y a pas donné suite à ce jour. Un proche du professeur Nasser bin Ghaith a été frappé par un manifestant devant le tribunal, le 27 novembre 2011. Il a été arrêté par la police.
Reporters sans frontières condamne fermement cette campagne, et regrette qu'aucune mesure n'ait été prise contre ses orchestrateurs.
Reporters sans frontières appelle les autorités émiraties à donner suite aux plaintes déposées par la défense et à ouvrir une enquête pour punir les responsables de cette campagne d'intimidation. Elles doivent rester vigilantes sur la sécurité des cinq militants après leur retour à la liberté.
Les Emirats arabes unis font partie des pays sous surveillance dans la liste des ennemis d'Internet publiée par Reporters sans frontières en mars 2011. Le régime a récemment accentué ses pressions sur les net-citoyens.
Ouverture d’un blog "La précarité au quotidien", le blog des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche - 29 novembre 2011
La précarité au quotidien
Récits d'expériences dans l'enseignement supérieur et la recherche
http://pecres.hautetfort.com
Le collectif P.E.C.R.E.S. (Pour l’Étude des Conditions de travail dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche) propose aux personnes travaillant (ou ayant récemment travaillé) dans l’enseignement supérieur et la recherche dans un statut précaire de s’exprimer directement sur ce qu’être (ou avoir été récemment) précaire dans l’ESR veut dire en lançant un blog destiné à recueillir les récits, témoignages et analyses de la précarité, telle qu’elle est vécue au quotidien . L’objectif d’un tel blog est d’offrir un espace d’expression pour les personnes que la précarisation de l’ESR, exponentielle ces dernières années, touche en premier et le plus frontalement; lieu d’expression pour soi, un tel espace permettra de concentrer des récits précis, et subjectifs, susceptibles de faire ressortir les traits communs en même temps que la diversité des situations de précarité.
Pour que la description de la précarisation de l’ESR ne se cantonne pas à des discours politiques généraux et abstraits, pour que la globalité de chaque expérience puisse être connue et partagée, nous vous encourageons à participer à ce blog et à faire connaître son existence. Bien sûr, chaque témoignage sera anonyme, et il n’y aura de modération de leur contenu qu’en cas d’instrumentalisation à des fins racistes, sexistes ou homophobes.
Ce blog s’inscrit dans un travail de recherche et de dénonciation de la précarisation de l’ESR initié au cours de l’hiver 2009-2010 : une enquête par questionnaire avait alors été lancée par l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche pour saisir les conditions de travail et de vie des personnels précaires de l’ESR.
En février 2010, cette enquête, qui a récolté plus de 4 400 réponses valides, a donné lieu à un rapport toujours consultable sur le site intersyndical dédié à la lutte contre la précarité: http://precarite-esr.org .
En avril 2011, un ouvrage a été publié aux éditions Raisons d’agir, par le collectif P.E.C.R.E.S. issu du groupe de travail ayant construit l’enquête, sous le titre Recherche précarisée, recherche atomisée. Production et transmission des savoirs à l’heure de la précarisation . Ce livre rend compte des conditions de travail des personnes ayant répondu à l’enquête de 2009-2010 et propose une analyse de la précarisation programmée sur laquelle les "réformes" récentes de l’ESR reposent pour une large part (une présentation de l’ouvrage est accessible dans la rubrique "A propos" du Blog "La précarité au quotidien").
Vous trouverez toutes les explications, la démarche et le mode d’emploi du blog à l’adresse suivante: http://pecres.hautetfort.com .
La plupart des sections du CNU renouvelé se sont réunies en cette fin de mois de novembre sans que la liste des membres nommés soit connue des membres élus, et a fortiori sans que les membres nommés puissent assister à cette première réunion et participer à l'élection du bureau, ce qui est illégal. (Note de Fabula)
* * *
Sur le site agora.hypotheses.org, en date du 29/11/11, le cas particulier mais exemplaire de la section de sociologie:
Informations sur la nouvelle section 19 du CNU, par son bureau
29 novembre 2011
Pendant la précédente mandature, la section 19 (sociologie, démographie) du Conseil national des universités (CNU) s’était distinguée des autres sections par des pratiques d’auto-promotion qui avaient scandale et entraîné la démission de plusieurs membres de la section. Avec le succès massif (plus de 80% chez les professeurs, plus de 90% chez les maîtres de conférences) de la liste de reconstruction aux dernières élections, on pensait cette période noire terminée. Il n’en est rien : la désignation des membres de la section nommés par le Ministère sème à nouveau le trouble… Pour y voir un peu plus clair, AGORA publie ce communiqué du bureau tout juste élu de la section 19…
La crise de la section 19 du Conseil National des Universités (CNU) a fait couler beaucoup d’encre ces deux dernières années. Des pétitions avaient circulé et avaient été signées par des centaines de collègues sociologues et démographes condamnant les pratiques d’autopromotion et réclamant la dissolution de la section. Le ministère refusa. Face à cet état de fait, les associations professionnelles (ASES et AFS) et les syndicats Sgen-CFDT et Snesup ont porté l’idée d’une liste «ouverte et de reconstruction» où seraient représentées les différentes sensibilités et les différentes traditions de recherche sociologiques. Celle-ci fut construite au cours de longues réunions où syndiqués et non syndiqués réaffirmaient, ensemble, la nécessité de plusieurs critères déontologiques (refus des auto-promotions, transparence des critères d’évaluation, refus de la hiérarchisation des dossiers d’évaluation des enseignants-chercheurs en A, B, C…). Etaient également rappelés un certain nombre de principes de base: parité, respect des équilibres géographiques, respect des différentes conditions d’exercice de la sociologie… La plupart des syndicats acceptaient de mettre en suspens leurs divergences ponctuelles, actant de la situation particulière en section 19.
Les résultats des élections furent les suivants:
Pour les rang A
- Liste ouverte et de reconstruction: 80,35% des voix (139 sur 173 scrutins exprimés) = 10 sièges sur 12
- Unsa: 19,65% des voix (34 voix sur 173 scrutins exprimés) = 2 sièges sur 12
Pour les rang B
- Liste ouverte et de reconstruction: 90,11 % des voix (310 sur 344 scrutins exprimés) = 11 sièges sur 12
- Unsa: 9,89% des voix (34 voix sur 344 scrutins exprimés) = 1 siège sur 12
La représentativité au regard de l’ensemble de la communauté des collègues de la liste ouverte et de reconstruction est indéniable. Il nous semblait clair qu’à travers ces élections le ministère aurait la preuve de l’affirmation par la communauté des sociologues d’une volonté de tourner la page.
Les nominations.
Pour rappel, le CNU est composé pour un tiers de nommés. Selon les textes officiels ces nominations doivent permettre notamment de corriger les déséquilibres géographiques ou d’orientations disciplinaires.
Première déconvenue. En arrivant jeudi 24 novembre, le matin de la première réunion de la section 19, personne n’avait eu connaissance de la liste définitive des nommés. C’est illégal. La liste était supposée être publiée au Bulletin Officiel, accompagnée d’une publication des CV sur GALAXIE. Le matin de la réunion, une feuille transmise par l’administration précisait une liste de nommés mais certains des noms étaient mal orthographiés ou le prénom manquait, certains binômes étaient incomplets et ne comportaient aucun suppléant . Pour information, voici la liste des nommé-e-s telle que nous pouvons la reconstituer aujourd’hui, sous toute réserve (puisque rien n’est publié au JO):
Rang A titulaires: Philippe Combessie (Nanterre), Joëlle Deniot (Nantes, liste UNSA – a démissionné), Michèle Dion (Université de Bourgogne), Philippe Joron (Montpellier 3, liste UNSA), Sebastien Schehr (Université de Savoie), Patrick Tacussel (Montpellier 3).
Rang A suppléant-e-s: Charles Cuin (Bordeaux 2), Anne-Marie Mamontoff (Perpignan), Olivier Sirost (Rouen), manquent 3 suppléant-e-s.
Rang B titulaires: Jean-Yves Dartiguenave (Rennes 2- Liste UNSA), Alejandra Gaviria (IUT Le Havre, liste UNSA), Aurélie Jeantet (Paris 3), Myriam Klinger (Strasbourg), Zaihia Zeroulou (Lille 1) (+ une case incomplète et sans prénom sur la liste).
Rang B suppléant-e-s: Maryse Gaimard (Bordeaux 2), Eric Letonturier (Paris 5), Vincenzo Susca (Montpellier 3), manquent 3 suppléant-e-s.
Aujourd’hui, nous ne connaissons toujours pas la liste définitive des nommé-e-s et nous ne savons pas quand auront lieu les publications au journal officiel. La situation ne concerne pas que la sociologie. La section philosophie (17) n’ayant pas non plus une liste de nommé-e-s régulière, n’a pas pu installer son bureau. Lors de la réunion du groupe de sections SHS le 24 octobre après-midi, un constat édifiant était fait: aucune section n’était épargnée par cette situation.
En section 16 (psychologie), manquait 1 PR suppléant, en section 18 (Architecture) 1PR suppléant et 2 MC suppléants manquaient à l’appel. En section 20 (anthropologie / ethnologie) manquaient 3 suppléants MCF, et un suppléant PR. En section 21 (histoire ancienne et médiévale), manquaient 1 suppléant MCF et 5 suppléants PR. En section 22 (histoire moderne et contemporaine) manquaient 3 suppléants MCF et 6 suppléants PR. En section 23 (géographie) manquaient 2 suppléants MCF et 2 suppléants PR. En section 24 (aménagement) manquait 1 MCF suppléant…
Réuni le 24 novembre après-midi, l e groupe de sections SHS refusait alors d’élire son président et rédigeait cette motion commune, transmise au ministère :
«Les membres du groupe IV du CNU, réunissant les sections 16 à 24, en l’absence de la 17eme protestent de la manière dont les sections ont été réunies : des binômes de membres nommés incomplets selon des critères géographiques et disciplinaires contestables accentuant parfois les déséquilibres qu’ils étaient censés corriger. Ils exigent que les listes définitives des sections soient complétées et publiées au BO et sur GALAXIE assortie des CV, pour permettre l’attribution des dossiers de qualification dans des délais décents pour les candidats. Ils souhaitent obtenir rapidement des précisions écrites sur les droits et missions des suppléants, leur capacité à siéger et être défrayés. Ils réclament enfin le plus rapidement possibles des éclaircissements sur le nouveau travail d’évaluation des dossiers individuels demandé aux sections.»
Dans la situation actuelle, en l’absence d’une liste stabilisée des membres nommés, nous ne sommes pas en mesure de distribuer les 81 dossiers de candidature à la qualification de PU et les 524 dossiers de candidature à la qualification de MCF que la section 19 a reçus, en tenant compte des incompatibilités institutionnelles légales. Nous ne pouvons qu’inviter l’ensemble des collègues sociologues à exprimer directement ou à travers leurs associations professionnelles leur désaccord sur cette situation. Nous invitons également les associations représentant les doctorants à contester auprès du ministère l’absence de transparence élémentaire dans laquelle débute cette session: les candidates et candidats ne savent toujours pas à l’heure où nous écrivons ces lignes les noms de l’ensemble de leurs pairs qui siègeront au CNU.
Le bureau de la section 19
Isabelle Astier
Céline Bessière
Sylvain Laurens
Olivier Martin
Un dispositif central de la destruction de la formation des enseignants déclaré illégal par le Conseil d’État - Communiqué de «Sauvons l’Université!», 1 er décembre 2011
Le 28 novembre 2011, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant la requête introduite conjointement par «Sauvons l’université!», SUD-Éducation et la FCPE contre l’arrêté du 12 mai 2010 « portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation pour l’exercice de leur métier ». Cet arrêté du 12 mai 2010 abrogeait l’arrêté portant cahier des charges de la formation (arrêté du 19 décembre 2006). Il le remplaçait par la seule définition des « compétences ».
Lire la suite .
lire aussi Vers la fin du temps plein pour les enseignants stagiaires? (màj/01/12/11)
Dossier sur les effets de la circulaire Guéant - SLU novembre 2011
Des effets de la circulaire du 31 mai sur les étudiants étrangers, et plus généralement, des effets de la politique d’immigration sur l’enseignement. Le dossier de Slu comprend notamment:
Lire le dossier de SLU .
Lire aussi:
Pour le retrait de la "circulaire Guéant" - collectif du 31 mai 2011
La France veut bien des étudiants étrangers, mais juste les riches - Julie Owono, Rue89, 27 novembre 2011
Les étudiants étrangers en froid avec la France, Benoît Floc’h, Le Monde, 30 novembre 2011
Les étrangers pauvres au ban de l’université? - Communiqué du GISTI, 1er décembre 2011
La Fondation IFRAP (Institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques) a remis début novembre un rapport au Groupe UMP contenant 21 Propositions pour 2012 dont plusieurs concernent l’enseignement. La première a déjà été (partiellement) entérinée par l’Assemblée Nationale, le mercredi 16 novembre 2011; les autres, qui se retrouvent dans le Rapport de l’UMP de novembre 2011 sur l’éducation (De l’éducation pour tous à la réussite de chacun), seront mises en place progressivement.
Les 30 propositions de l’UMP pour 2012 en matière d’enseignement sont désormais publiques.
Sources:
Les réjouissances que l'UMP prépare aux profs pour la rentrée 2012 ( Polit'Productions 23/11/11)
30 propositions destinées à achever l’école de la République (UFAL: Union des Familles Laïques)- L’Humanité , 26 novembre 2011
Les étrangers pauvres au ban de l’université? - Communiqué du GISTI, 1er décembre 2011
Groupe d’information et de soutien des immigrés.
«Le gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire l’immigration légale, en mettant notamment l’accent sur la maîtrise de l’immigration professionnelle et étudiante»
Lire le communiqué sur SLU
Lire aussi La circulaire Guéant et ses effets - dossier màj 02/12/11
Lire également le recours du Gisti devant le Conseil d'Etat , et Assez d'atteintes aux droits et à la dignité des personnes dans les préfectures ! , semaine d'actions du 5 au 9 décembre 2011, avec un calendrier des initiatives prévues.
«Actualité des révolutions»
7 décembre 2011
Petit Auditorium, 9h30 - 17h30
(BnF, Hall Est, quai François Mauriac, Paris 13e)
Au-delà de l’actualité du monde arabe, qui installe le thème de la révolution au cœur des débats, les expériences et les mémoires révolutionnaires du passé continuent d’habiter les sociétés. Les révolutions française, américaine, russe ou encore iranienne ne cessent d’alimenter des débats historiographiques et idéologiques en tant qu’événements fondateurs de portée universelle. Quels radicalismes politiques et intellectuels l’idée de révolution peut-elle aujourd’hui nourrir et légitimer? Peut-on dissocier les passions révolutionnaires de la projection eschatologique de délivrance? Quelle place accorder aux révolutions démocratiques dans la panoplie des révolutions qui ont marqué l’histoire des 18e – 20e siècles?
Journée d’étude organisée conjointement par la Bibliothèque nationale de France et l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.
9h30 Ouverture
Jacqueline Sanson, directrice générale de la BnF
François Weil, président de l’EHESS
Matin 10h-13h
Président de séance: Christophe Prochasson (directeur des Éditions de l’EHESS)
10h-10h30 «Quelles ressources à la BnF pour la recherche sur les révolutions? Autour des États-Unis». Dialogue entre Jacques Pétillat (conservateur à la BnF) et Manuel Covo (Centre d’études nord-américaines, EHESS)
10h30-12h30 Table ronde «Passions révolutionnaires, un projet éditorial», avec la participation de:
- Christophe Jaffrelot (Centre d’études et de recherches internationales, CNRS): «La question de la violence dans les mouvements révolutionnaires indiens»
- Hamit Bozarslan (Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques, EHESS): «Moyen-Orient : Attentes et expériences révolutionnaires, 1906-2011»
- Gilles Bataillon (Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron, EHESS): «La révolution des Muchachos, Nicaragua 1979»
- Patrice Gueniffey (Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron, EHESS): «Actualité des révolutions? Démocratie et politique, le divorce»
12h30: Débat avec le public
Après-midi 14h30-17h30
Présidente de séance: Nancy L. Green (Centre de recherches historiques, EHESS)
- Marc Ferro (Centre de recherches historiques, EHESS): «La déferlante révolutionnaire»
- Larissa Zakharova (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, EHESS): «Communication et censure après la Révolution russe»
- Elisabeth Allès (Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine, CNRS): «Les luttes de classes dans la Chine d'aujourd'hui : vers la Troisième Révolution chinoise ?»
- Jocelyne Dakhlia (Centre de recherches historiques, EHESS): «La question de l'universel dans la Révolution tunisienne»
- Nathalie Bernard-Maugiron (Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman, IRD): «L'Egypte: s'agit-il d'une révolution?»
17h: Débat avec le public
Un dispositif central de la destruction de la formation des enseignants déclaré illégal par le Conseil d’État - Communiqué de «Sauvons l’Université!», 1er décembre 2011
Le 28 novembre 2011, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant la requête introduite conjointement par «Sauvons l’université!», SUD-Éducation et la FCPE contre l’arrêté du 12 mai 2010 « portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation pour l’exercice de leur métier ». Cet arrêté du 12 mai 2010 abrogeait l’arrêté portant cahier des charges de la formation (arrêté du 19 décembre 2006). Il le remplaçait par la seule définition des « compétences ». Lire la suite .
Communiqués syndicaux et associatifs en réaction à l’arrêté du Conseil d’État du 28 novembre 2011 (màj 1er décembre 2011)
Arrêté n°341775 du conseil d’État concernant la formation des enseignants (28 novembre 2011)
Le Conseil d’Etat et la formation des enseignants, Claude Lelièvre, Médiapart, 30 novembre 2011
Lire aussi L'Expresso du 30 Novembre .
Revue de presse suivant l’arrêté du Conseil d’état du 28 novembre 2011
Formation des enseignants: après le coup de semonce du Conseil d’Etat, la mastérisation ébranlée - Communiqué de Sud-Education
http://www.sudeducation.org/Formation-des-enseignants-apres-le.html
Le Conseil d’Etat, dans un avis du 28 novembre, a rendu une décision qui remet en cause certaines dispositions centrales de la réforme de la formation (dite «masterisation»). Sud éducation s’en félicite et demande l’application immédiate de cet arrêt.
A la suite des recours conjoints intentés par SUD Education, «Sauvons L’université» et la FCPE, le Conseil d’Etat a annulé les articles 3 et 6 de l’arrêté du 12 mai 2010 fixant les compétences à évaluer chez les nouveaux enseignants, CPE et professeurs documentalistes et les modalités d’évaluation et de titularisation des agrégés. Le Conseil d’Etat estime que le ministre ne pouvait seul supprimer les textes antérieurs. Il invite les parties à discuter et pour cela laisse un sursis à cette annulation.
Cette décision, malgré le sursis, va dans le sens du combat mené par Sud Education depuis des années contre la destruction de la formation professionnelle des enseignants et la reforme dite de «masterisation». Comme nous l’annoncions dès l’origine la masterisation a constitué une redoutable machine à supprimer des postes, tandis que les conditions d’entrée dans le métier devenaient si nocives que l’institution et le Président de la République euxmêmes étaient amenés à le reconnaître (rapport Jollion…).
Par cette décision, le Conseil d’Etat reconnaît, comme nous l’avions avancé, que le Ministre de l’Education Nationale a agi dans la précipitation pour faire passer une réforme au pas de charge, sans même consulter le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche. En outre, l’annulation décidée par le Conseil d’Etat, si elle était effective, remettrait en vigueur les dispositions antérieures (prévues dans l’arrêté du 19 décembre 2006 ): un tiers du temps de service, au maximum, se faisait alors en classe, et deux tiers en formation à l’IUFM.
Ce sont donc les conditions de stage prévues par la masterisation (suppression des IUFM, intégralité du temps de service devant élèves, et les reliquats de formation en plus...) que la décision du Conseil d’Etat rend illégales.
Ainsi, si cette annulation était effective demain, tous les stagiaires actuellement en poste devraient passer à un tiers de leur service devant élèves, et non plus à temps complet, puisque ce serait illégal: on imagine le cauchemar pour le ministère, contraint de faire le forcing auprès du Conseil d’Etat pour obtenir un sursis!... Nul doute d’ailleurs qu’il va tenter de profiter de ce délai pour faire passer un nouveau texte. Nous nous y opposerons résolument car nous pensons, comme les stagiaires mobilisés dans le collectif «Stagiaire Impossible», soutenu par une large intersyndicale, que c’est dès cette année que les conditions du stage doivent être revues.
SUD Education demande l’application immédiate de l’annulation décidée par le Conseil d’Etat. La mobilisation contre cette réforme doit se poursuivre. Sud Education s’y engagera et continue de revendiquer l’abrogation de la mastérisation.
ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES
Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif
2e et 4e jeudis du mois de 17 h à 19 h
(EHESS, salle M. et D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris)
10 novembre 2011 au 24 mai 2012
attention séance décalée à 19h-21h dans la même salle
Jeudi 15 décembre 2011
Deuxième séance:Questions aux acteurs du mouvement – Comment refonder une démocratie dans l’enseignement supérieur et la recherche ?
L’université et la recherche françaises seront probablement placées en 2012 dans une situation politique nouvelle. Que celle-ci aboutisse à un véritable changement de cap dépend pour une part des acteurs du mouvement multiforme de résistance aux « réformes » en cours. Nous proposerons cette année à quelques uns d’entre eux de répondre aux questions des participants au séminaire sur la reconstruction de l’enseignement supérieur et de la recherche après une possible victoire électorale de la gauche. Au programme de cette séance : comment liquider les multiples entraves institutionnelles à la démocratie académique que la politique actuelle a construites, comment refonder un autogouvernement des communautés et des institutions concernées, comment concevoir une articulation correcte avec les pouvoirs politico-administratifs, comment arrêter la course vers la concurrence généralisée et ouvrir la voie aux nécessaires coopérations ?
Débat avec : Etienne Boisserie (histoire, INALCO, membre de Sauvons l’université)
Philippe Büttgen (philosophie, Paris Panthéon-Sorbonne, membre du SNCS-FSU)
Christophe Pebarthe (histoire ancienne, Bordeaux 3, membre du SNESup-FSU)
Modératrice : Liora Israel (sociologie, EHESS)
Des comptes-rendus et fichiers audio des séances des années 2009-2011 et de la première séance 2011-2012 sont disponibles sur http://pds.hypotheses.org
de la part de:Michel Agier (DE EHESS),Michel Barthélémy (CR CNRS), Claude Calame (DE EHESS), Robert Descimon (DE EHESS), Sophie Desrosiers (MC EHESS), Mary Picone (MC EHESS), Sylvain Piron (MC EHESS), Christian Topalov (DE EHESS)
Adresses électroniques de contact : agier(at) ehess.fr , descimon(at) ehess.fr , topalov(at) ehess.fr
Et après ?
séance du 12 janvier 2012
débat avec Europe Ecologie-Les Verts
Marc Lipinski , DR CNRS, UPS11, élu Verts Conseil régional Ile-de-France, ancienvice-président du conseil régional d'Ile-de-France chargé de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation scientifique et technique de 2004 à 2010;
Laurent Audouin , MCF UPS11, co-responsable de la commission enseignement supérieur et recherched’EE-LV.
CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS D'ASSOCIATIONS DE PROFESSEURS SPÉCIALISTES
Motion sur la réforme de l'évaluation des enseignants
Les associations signataires ont pris connaissance du projet d'arrêté réformant l'évaluation des professeurs, qui prétend réduire cette évaluation à un « entretien professionnel » « conduit par le supérieur hiérarchique direct de l’agent » excluant les inspecteurs pédagogiques du processus d’évaluation des professeurs au profit des proviseurs ou d’un autre « fonctionnaire » désigné par « l’autorité hiérarchique », qui pourrait ne pas être « le supérieur direct de l’agent ». Les associations signataires voient dans ce projet le cheval de Troie d'une profonde dénaturation des missions d'enseignement.
En effet, si la pédagogie des professeurs n'est plus évaluée par les spécialistes de leur discipline que sont les inspecteurs, c'est en toute logique que les savoirs disciplinaires ne seront plus au centre de leur mission, ce d'autant plus que des activités étrangères à l'enseignement seraient prises en considération.
Par ailleurs, en confiant, dans le cadre d'une autonomie accrue des établissements, aux seuls chefs d'établissement, déjà présidents du conseil pédagogique, toute l'évaluation des professeurs, ce projet les soumet à des critères locaux et subordonne les programmes nationaux et la liberté pédagogique au projet d'établissement, remettant en cause le caractère national de l'enseignement dispensé. Enfin, en parlant d’une évaluation à la mesure « des résultats professionnels obtenus par l’agent », ce projet transforme la question de l’échec scolaire en problème de productivité et en disculpe
commodément les politiques mises en oeuvre ces dernières décennies. Dans une école alors conçue comme une entreprise, où des « objectifs » sont « assignés » à « l’agent », éduquer reviendrait à produire des résultats selon les mêmes exigences de rentabilité et en modelant les élèves sur la demande du
« marché du travail ».
Les associations signataires dénoncent dans cet arrêté l’étape décisive d’un processus destructeur des ambitions humanistes et émancipatrices de l'école républicaine. Elles en exigent le retrait immédiat et le maintien de la double notation des professeurs.
Association des Professeurs d'Arts Plastiques (APAP)
Association des Professeurs de Communication et d'Économie-Gestion (APCEG)
Association des Professeurs d'Éducation Musicale (APÉMu)
Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes des Classes Préparatoires
Littéraires (APFLA-CPL)
Association des Professeurs d'Histoire-Géographie (APHG)
Association des Professeurs de Lettres (APL)
Association des Professeurs de Mathématiques de l'Enseignement Public (APMEP)
Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public (APPEP)
Association des Professeurs de Sciences Médico-Sociales (APSMS)
Association des Professeurs de Vente (APV)
Coordination Nationale des Associations Régionales d'Enseignants de Langues Anciennes
(Cnarela)
Société des Langues Néo-Latines (SLNL)
Union des Professeurs de Physiologie, Biochimie et Microbiologie (UPBM)
Lire également:
Communiqué intersyndical et pétition contre l'évaluation des enseignants du second degré par les chefs d'établissements
Evaluation des profs: les enjeux et la question des salaires
Dossier de SLU: La notation des profs par les chefs d’établissement
Communiqué de Sud Éducation: Non à la notation, trois fois non aux entretiens d’évaluation!
Une Grève unitaire dans l'éducation est prévue le 15 décembre 2011 .
Motion votée par la 10e section (Littérature comparée)
«Afin de garantir le bon fonctionnement de la session de qualification, et malgré un certain nombre de problèmes administratifs, les membres présents de la 10e section ont élu leur bureau. Nous tenons néanmoins à attirer l’attention du ministère sur de graves dysfonctionnements dans l’installation de la section, dysfonctionnements relatifs aux membres nommés: non publication de la liste des membres nommés au BO; non publication des fiches biographiques; suppléants nommés non désignés; absence de convocation pour au moins deux membres; erreur sur le collège d’un membre. Compte tenu de l’importance des nouvelles missions attribuées au CNU et de l’exigence légitime de transparence attendue des candidats à l’élection, on est en droit de s’étonner que le Ministère n’ait pas accordé davantage d’attention à la désignation des membres nommés et à l’installation effective de notre section.»
Votée à l’unanimité
Sur slu, un dossier plus complet: Les dysfonctionnements du CNU, décembre 2011
Lire aussi: CNU: le grand cafouillage. L'exemple de la section 19 (sociologie)
Budget 2012: facs autonomes, facs fauchées .
Mobilisation à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour "sous tutelle" , 2 décembre 2011:
La mobilisation du personnel avance, le CA refuse le "pré-budget"
La communauté universitaire a massivement répondu à l'appel de l'AG des personnels :
plus de 450 personnes ont signé la motion de défense des revendications des personnels et de la qualité du service public universitaire à l'UPPA.
Elles ont exprimé leur refus de l'austérité et de la pénurie budgétaire, dont les personnels et étudiants n'ont pas à faire les frais.
La remise des signatures au Président hier par les organisations syndicales, avant l'ouverture du CA et en présence de personnels et étudiants, a donné le ton et fait entendre notre voix à tous dans cette assemblée.
Le CA a repoussé le vote des grandes masses du budget.
Le ministère est placé face à ses responsabilités. Il doit donner à l'UPPA une dotation budgétaire à hauteur de ses besoins.
La mobilisation continue : nous appelons les personnels à participer mardi 6 décembre à la réunion d'information, organisée par le président et ouverte aux étudiants .
Les organisations syndicales
FERC-SUP CGT, FSU (SNASUB et SNESUP), SGEN-CFDT, SNPREES-FO, UNSA (A&I et SNPTES)
Revue de presse :
http://www.pluzz.fr/jt-local-19-20---pau-sud-aquitaine-2011-12-01-19h15.html
http://www.sudouest.fr/2011/12/02/uppa-le-conseil-retarde-par-la-petition-568928-4344.php#xtor=RSS-10521769
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/12/02/universite-le-prebudget-rejete-hier-par-le-conseil,219913.php
Sur le site lavidesidees.fr, en date du 06-12-2011
Quelle morale, et pour qui? L’éternel retour de la morale à l’école
par Ruwen Ogien
Que vise le retour de la morale à l’école, prôné par le gouvernement? Selon Ruwen Ogien, ce n’est qu’un nouvel épisode de la guerre intellectuelle menée contre les pauvres, qui vise à les faire passer pour responsables de leur situation de plus en plus précaire.
Alors que[ 1] les congés scolaires de l’été 2011 n’étaient pas encore achevés, le Ministre de l’éducation, Luc Chatel, s’était déjà remis au travail pour annoncer en grande pompe le retour de l’instruction morale à l’école élémentaire.[ 2] La mesure, présentée comme une innovation pédagogique importante, qui restaurait enfin un programme abusivement supprimé il y a près de quarante ans à cause d’une supposée dérive post soixante-huitarde[ 3], n’avait pourtant rien d’original. Trois ans auparavant déjà, en 2008, Xavier Darcos, alors en charge de l’Éducation dans le premier gouvernement Fillon, avait remplacé l’éducation civique par l’instruction civique et morale.[ 4]
L’utilité d’ajouter une mesure à peu près identique à celle qui existait déjà (et qui ne sera probablement pas plus appliquée que cette dernière) n’étant pas évidente, il était légitime de se demander ce qu’elle visait vraiment. Les syndicats dénoncèrent une manœuvre «destinée à masquer les véritables problèmes de l’école, que ce soit les suppressions de postes ou bien le manque de moyens mis en œuvre dans les établissements pour aider les élèves en difficulté» et une opération de communication destinée à flatter un électorat conservateur toujours demandeur d’ordre moral.[ 5]
Il est difficile de nier que ce fût l’une des motivations politiques du ministère, qui devait faire face à la montée de l’ «indignation» des écoles publiques et privées, en raison de la paupérisation organisée de ces institutions. Mais, au delà, le retour de la morale à l’école est, à mon avis, un nouvel épisode de la guerre intellectuelle menée contre les pauvres, qui vise à les faire passer pour responsables de leur situation de plus en plus précaire. […]
Lire ou télécharger l'intégralité du texte sur le site laviedesidees.fr…
La Société des agrégés dénonce avec la plus grande vigueur la nouvelle version du rapport Grosperrin, 7 décembre 2011
La Société des agrégés dénonce avec la plus grande vigueur la nouvelle version du rapport Grosperrin. En effet, si la suppression de l’agrégation externe ainsi que la suppression des concours de recrutement ont disparu du corpus des propositions finales, des passages du rapport continuent d’en traiter amplement. L’excellence disciplinaire ne saurait être garantie par d’autres moyens que le concours. Nous ne comprenons pas quelle autre finalité il conviendrait, selon M.Grosperrin, de trouver à l’agrégation. La Société des agrégés ne peu! t laisser attaquer de la sorte l’agrégation externe, concours de haut niveau et qui a prouvé son efficacité et son attractivité.
Jean-Michel Léost Président de la Société des agrégés
Lire ci-joint l'analyse de l'association.
Sur l'évaluation du Cnrs par l'Aeres, le SNCS (Syndicat national des chercheurs scientifiques) a publié le communiqué suivant :
«Évaluer» le CNRS ? Questions sur une visite de l’AERES
On connaît enfin le comité constitué par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur pour évaluer, en une petite semaine, le Centre national de la recherche scientifique. La biologie n’y est représentée que par des médecins (le conseil de l’Agence lui-même s’en est ému*), les mathématiques par des mathématiciens appliqués, la valorisation est représentée par un véritable commando de quatre personnes ! On cherche en vain l’épistémologue ou le philosophe qu’il eût pourtant été logique de convoquer pour évaluer un organisme dont la mission première est l’avancement de la connaissance…
Tombera-t-il donc de cet aréopage autre chose que des règles de plan social, assorties du sempiternel sermon sur la science au service des demandes « sociétales » ? Le CNRS est bien plus que cela.
Il faut préserver sa capacité à entreprendre des recherches affranchies des contraintes économiques et des carcans disciplinaires. L’AERES est mise au défi de voir que la plus grande richesse de l’établissement est la liberté intellectuelle des chercheurs qui le font vivre depuis trois quarts de siècle et ont, grâce à ce cadre exceptionnel, accumulé leurs plus grandes découvertes.
Christophe Blondel, trésorier national du SNCS-FSU
* * *
Si on laisse de côté l’épisode rocambolesque d’un rapport sur l’INSERM qui n’avait pas craint de recommander le démantèlement du département des sciences de la vie du CNRS, l’AERES aura finalement mis un certain temps avant de s’attaquer au Centre national de la recherche scientifique. C’est cependant en fanfare que le nouveau directeur de l’évaluation des établissements lance l’assaut, en déclarant que « le thème de l’évaluation n’est pas tant celui de la qualité scientifique, que le CNRS en tant qu’établissement ». On retrouve à la suite tous les termes attendus : « stratégie », « termes opérationnels », « ressources humaines ». Évaluer le CNRS en considérant la qualité de la science qu’on y fait comme un critère négligeable, il fallait oser ! Tout dépend évidemment de ce qu’on appelle « évaluer » ; il semble bien ici qu’on prétende évaluer le pommier sans goûter ses pommes…
La direction du CNRS est serviable. Elle a fourni à l’AERES un rapport d’auto-évaluation dans lequel diagrammes, histogrammes et camemberts tiennent le haut du pavé. Le mot « organisation » y apparaît 46 fois, les mots « découverte » et « intelligence » seulement 8 et 2 fois. On comprend que le conseil scientifique du CNRS se soit ému de n’avoir pas été associé à la rédaction de ce rapport qui semble considérer la recherche scientifique comme une activité accessoire. Tout cela n’empêche pas le président de l’AERES d’estimer que ce rapport est le « résultat d’une réflexion interne importante et qui sera un point d’analyse et d’appui important pour les experts ». Tellement interne qu’elle a dû se dérouler dans des cabinets noirs où le conseil scientifique lui-même – et plus généralement le Comité national – n’a pas accès.
Dans le discours de bonne organisation où baigne le rapport d’autoévaluation du CNRS, les conquêtes du savoir réalisées au sein de l’organisme surnagent comme de charmantes îles flottantes. Quelques encadrés nous rappellent quelques très belles découvertes, mais donnent envie de dire aux évaluateurs : « encore un effort », encore un effort pour tirer les bonnes leçons de ces découvertes ! Certes le rapport écrit, en gras, que « le CNRS doit se tenir à l'écart des polémiques médiatiques, car le temps des médias n'est pas le temps de la recherche ». Cela toutefois arrive tard, bien tard, dans le chapitre sur l’expertise scientifique… En réalité, la question de la durée laissée à la recherche fondamentale devrait être première et centrale. La durée, lorsqu’elle est évoquée dans le texte, est hélas toujours déterminée d’avance. Or c’est d’une autre durée, beaucoup moins déterminée, que la recherche a besoin.
Étonnant paradoxe : le président du CNRS, dans son introduction, entonne le discours trop entendu du « tout a changé » qui justifie les bouleversements les plus irréfléchis. Mais les exemples de découvertes que cite le rapport sont, pour beaucoup, des découvertes enracinées dans le siècle dernier. En physique l’expérience d’Aspect fut peut-être un des plus beaux résultats du siècle. Mais c’était le XXème... À quoi sert de citer cet exemple, à quoi servent tous les prix Nobel de l’établissement qu’on recompte fièrement si le « paysage » a tant « changé depuis une quinzaine d’années » ? Au moment où la direction du CNRS se prend au piège de ses contradictions, espérons que des lecteurs raisonnables réaliseront au travers de ces exemples que ce qui a « changé » est moins important, finalement, que la permanence de notre métier.
Le rapport rappelle fort opportunément l’initiative prise par le président du CNRS pour fournir à la communauté des chercheurs en science du climat le soutien qu’une autre institution, dont ç’eût pu être la mission, ne leur a donné que de façon tristement ambiguë. Le rétablissement de la parole scientifique d’une communauté mise en danger par quelques charlatans bien en cour fut, cette année, l’une des plus belles illustrations de la raison d’être de notre établissement public. Le paradoxe est cependant de ne pas voir que ce sujet-là, précisément, bat en brèche la thèse, complaisamment énoncée dans l’introduction, d’une science répondant aux « attentes » de la société. Car le réchauffement climatique, personne ne l’avait demandé aux climatologues ! Au point que certains ne veulent toujours pas l’admettre et que les politiques, ces jours-ci, ignorent superbement Durban… La bataille de l’intelligence n’est pas gagnée.
La recherche, et donc le Centre national de la recherche scientifique, ne doivent pas seulement tâcher de « répondre aux attentes », mais aussi et surtout conserver leur capacité de révéler, de façon inopinée quelquefois, des vérités qui dérangent. Il faut pour cela que le CNRS reste un espace de liberté, qui ne s’englue pas dans une organisation trop bien corsetée, et qu’il retrouve sa capacité perdue de donner à ses chercheurs les moyens de travailler. Peut-on attendre un tel diagnostic d’une AERES enfantée par le même gouvernement que l’ANR et qui n’existe depuis lors que comme une agence de notation mécanique : A+, A, B, C… ? Il est permis d’en douter : en cinq ans d’existence, l’AERES n’aura jamais fait la démonstration de sa légitimité.
(*) Nouveauté intéressante : les procès-verbaux des conseils de l’AERES sont en ligne en http://www.aeres-evaluation.com/Publications/Documentation-on-the-Agency/Institutional-documents Les citations du texte ci-contre sont tirées du PV de la réunion du 13 octobre 2011
Jacqueline de Romilly n’a jamais été autant sollicitée que depuis sa disparition il y a un an . On ne compte plus les places, les rues, les collèges, les bibliothèques, les médiathèques qui s’enorgueilliraient de porter son nom. Ce qui est dans l’ordre des choses eu égard à son image, son prestige et son œuvre. Or on vient d’apprendre que le ministère de la Culture lance un concours auprès des professeurs de langues et cultures de l’Antiquité de l’enseignement secondaire et de leurs élèves afin de récompenser «un projet ou la création d’outils pédagogiques faisant preuve d’inventivité pédagogique ou éducative pour favoriser le rayonnement des langues anciennes», étant entendu que le dit projet sera marqué du sceau de l’interdisciplinarité. Les candidatures devront être déposées auprès du chef d'établissement avant le 12 février 2012, le prix étant remis en avril après délibération par un jury d’inspecteurs. Qu’est-ce qu’on gagne? «Desressources numériques» (tablettes etc) ainsi que «des ouvrages» (!). Mais le pire est encore à venir. Car le ministre de l’Education nationale n’a rien trouvé de mieux que de baptiser la récompense «Prix Jacqueline de Romilly» . Un comble lorsqu’on se souvient des combats que l’helléniste n’a cessé de mener en vain contre l’Education nationale sous tous les régimes. Généralement, l’accueil était poli, c’est à dire indifférent, et sa réclamation renvoyée à des calendes que l’on n’ose dire grecques. François Bayrou, ministre de 1993 à 1997 et agrégé de lettres classiques, fut l’un des rares à lui prêter personnellement une oreille attentive. Mais les élections approchant, ses promesses ne furent pas suivies d’effet, autant dire trahies; l’enseignement du latin et du grec continua à se réduire en peau de chagrin. […]
Lire la suite sur le blog de P. Assouline…
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Voir aussi le texte publié sur Fabula par différents professeurs de classes préparatoires.
Une réaction à la création d’un Prix Jacqueline de Romilly
Nous sommes scandalisés de l'indécence du Ministère de l'Education nationale à s'arroger le droit, et davantage encore la bonne conscience, d'organiser et délivrer un Prix Jacqueline de Romilly censé récompenser les zélateurs des études classiques dans leurs classes, à un moment où ces études classiques sont délibérément sacrifiées, à toutes les étapes du cursus littéraire.
Nous rappelons solennellement que, lors de sa dernière et magnifique intervention publique dans la salle des conférences du lycée Louis le Grand – nous y étions très nombreux et très émus –, Jacqueline de Romilly a déclaré avec beaucoup de force, une force dictée par la conviction de dire vrai: «Nos ennemis ne sont pas à l'extérieur, mais bien à l'intérieur de l'Institution» , déclaration d'une «indignée», qui a soulevé, nous l’avons encore dans la tête, une salve d'applaudissements ! Elle soulignait ainsi une des contradictions majeures, insuffisamment relevée, peut-être, dans nos argumentaires : l'opinion publique, non seulement celle des parents, des élèves, mais du citoyen, loin de rechigner devant le nécessaire débat de fond que devrait susciter la situation des humanités classiques en France, le souhaite, pour peu qu'on lui en présente honnêtement les enjeux.
Dans tous les cas, l'on ne saurait cautionner le cynisme de cette proposition qui instrumentalise à peu de frais le nom de celle qui a inlassablement combattu pour que soit donnée au sein du paysage scolaire, leur juste place au latin et au grec, comme en témoigne une de ses dernières lettres, adressée au journal Le Monde , où étaient énumérés les points essentiels d'un projet européen, moderne, d'éducation, où les lettres anciennes trouvaient cette légitime place. Cette lettre, publiée le 5 septembre 2005 [1] partait du constatd ’un «enseignement du français et des langues anciennes en France, à la dérive », situation dont la responsabilité ne devait être imputée ni « à la société, encore moins les élèves », mais à «la volonté de toutes sortes de décideurs ». Parmi les 5 propositions de cette lettre –programme figurait celui-ci, le point 5, que nous citons intégralement:
5- Diffuser largement les littératures et les civilisations grecques et latines à travers des textes lus dans leur langue respective. En Europe, une école démocratique , c’est –à dire émancipatrice, se doit de n’en priver a priori aucun futur citoyen. Après l’initiation au latin en sixième, une option grec sera offerte en quatrième puis aux lycéens, notamment ceux d’une série littéraire résolument renforcée, le latin y étant rendu obligatoire ».
On mesure à l’aune de l’ambition, pourtant raisonnable, de ces propositions, qui voulaient, selon les derniers mots de cette lettre, « créer une dynamique vitale pour le pays », le caractère dérisoire et choquant de cette intempestive mesure.
Si donc le Ministère entend donner la moindre crédibilité à sa proposition d'un Prix Jacqueline de Romilly , c'est d'abord en s'inspirant de ce qui lui tenait vraiment à coeur qu'il donnerait la preuve de sa bonne foi. Jacqueline de Romilly n'aurait jamais pour sa part cautionné un gadget culturel qui entérine de fait, sous couleur de la faire oublier, la véritable défaite que subissent en ce moment les lettres dites "classiques", qui ne sont rien d'autre, toujours et d'abord, que le tronc, plus que jamais nécessaire, d'une culture générale, qui n'a plus de sens à n'être pas pleinement «littéraire».
Hubert Aupetit, professeur de Chaire supérieure au lycée Louis le Grand
François Dechezleprêtre, professeur en Classes Préparatoires littéraires au lycée Henri IV
Françoise Guichard, professeur de lettres classiques en Classes Préparatoires littéraires au lycée Paul Cézanne, Aix-en –Provence, présidente de Reconstruire l’Ecole
Isabelle Patriarche, professeur de philosophie au lycée Henri IV
Cécilia Suzzoni, professeur honoraire de Chaire supérieure au lycée Henri IV, présidente de l’Association ALLE, le latin dans les littératures européennes
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Voir aussi, sur cette affaire, le billet de P. Assouline .
[1] .Elle était co-signée par Roger Ballian, physicien, membre de l’Institut, Lucien Israël, professeur émérite de cancérologie, membre de l’Institut, Laurent Lafforgue, mathématicien, médaille Fields, Marc Philonenko, philosophe, membre de l’Institut, Eric Rohmer, cinéaste, Jean Tulard, historien, membre de l’Institut.
Réunie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, le samedi 29 octobre 2011, la Conférence des Doyens (Droit-Science Politique) a longuement examiné le projet de création d’une école intitulée «Hautes Etudes Appliquées du Droit» (HEAD).
Portée par une société commerciale (société par actions simplifiée) et en partenariat exclusif avec l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I), cette école, qui serait «détenue par des professionnels du droit et des personnes intéressées par l’enseignement supérieur» et dont les locaux seraient situés sur la plateau de SACLAY, se présente comme la «première grande école de formation au droit privé et au droit public des affaires destinée principalement à des étudiants de haut niveau ayant obtenu une licence en droit».
200 étudiants seraient admis, chaque année, sur concours, et se verraient proposés un parcours de 3 ans. Lors des deux premières années, ils suivraient les enseignements d’un master 1 et d’un master 2 de l’Université Paris I ainsi que des enseignements complémentaires dispensés au sein de HEAD, dans des domaines tels que l’économie, la finance, les relations internationales, les sciences politiques et la littérature. La troisième année se déroulerait «dans une université ou une école partenaire en vue de permettre aux étudiants de bénéficier d’un diplôme du type LLM».
Les droits d’inscription seraient de 14 000 euros pour chacune des deux premières années et varieraient, entre 21 000 et 42 000 euros, pour la troisième année.
Un laboratoire de recherches d’HEAD serait créé en relation avec les professeurs de l’Université Paris I.
HEAD conclurait «un accord spécifique avec l’Ecole de formation du Barreau de Paris afin que les étudiants soient exemptés de certaines épreuves de l’examen d’entrée à l’EFB et que le stage effectué au sein de l’Ecole corresponde à celui qui est requis par l’EFB».
La Conférence des Doyens :
- s’étonne qu’un tel projet, qui constitue une évolution décisive de l’organisation et de la recherche en droit, s’élabore sans que le Conseil National du Droit et la Conférence des Doyens n’en aient été informés, alors même qu’une Université partenaire est impliquée.
- s’inquiète d’une telle initiative qui pourrait conduire à un affaiblissement des Facultés de droit par une concurrence totalement déséquilibrée.
- dénonce le montant extravagant des droits d’inscription, contraire à la tradition de l’enseignement du droit en France.
- s’oppose résolument à la création de sociétés commerciales dont l’objet prétendu serait l’enseignement et la recherche en droit.
Motions des CA de Paris Sud et de l’université de Bourgogne: pour un moratoire des évaluations individuelles par le CNU (12/12/11)
La motion suivante, à l'initiative de l'équipe présidentielle, a été votée le 12/12/11 à l'unanimité moins deux abstentions, par le CA de l'Université de Paris-Sud.
Les universités ont reçu fin novembre l'annonce de la mise en place en
2012 de l'évaluation par le CNU des enseignants-chercheurs par tranche quadriennale en
fonction du mois de naissance. Les établissements doivent retourner pour
le 15 janvier les listes des enseignants-chercheurs à évaluer , que ce soit dans la procédure
normale ou pour la prise en compte des demandes individuelles.
L'établissement de ces listes demande des itérations multiples avec les
enseignants-chercheurs, pour assurer de leur rigoureuse exactitude et totale exhaustivité.
Ce travail ne peut être fait valablement dans le temps imparti. Pour la
suite de la procédure, un calendrier prévisionnel a été proposé dans
l'urgence, dans le cadre d'une démarche calquée sur le dispositif de
traitement des dossiers de promotion par les établissements. Le conseil
d'administration considère que ce dispositif est établi sans
informations préalables suffisantes des enseignants-chercheurs, sans définition précise des
éléments à prendre en compte pour cette évaluation, sans distinction
dans les procédures du recueil des avis du CA pour les promotions et les
évaluations, alors que ces examens de dossiers relèvent à l'évidence de
logiques différentes.
Le CA constate également qu'aucune réflexion n'est
menée pour l'articulation de ces évaluations avec les évaluations des
unités de recherche de rattachement comportant elles-mêmes des fiches
individuelles des enseignants-chercheurs.
En conséquence, le CA de l'UPS demande que
l'application du dispositif d'évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs fasse
l'objet d'un moratoire de six mois ou d'un an de façon à définir
clairement et de façon concertée les conditions adaptées de cette
opération, dans ses objectifs et ses critères, dans ses modalités et
dans son calendrier de mise en place.
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Motion du CA de l’Université de Bourgogne
12 décembre 2011
La Direction Générale des Ressources Humaines du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a publié une note décrivant le calendrier complet de la gestion des carrières des enseignants-chercheurs.
Les membres du Conseil d’administration de l’Université de Bourgogne constatent que les calendriers des promotions et de la nouvelle mission d’évaluation des enseignants-chercheurs se chevauchent.
A ce jour, nul ne connaît le contenu du futur dossier à remplir par les évaluables. Nul ne connaît le type d’avis que devra émettre l’établissement sur chaque dossier. Nul ne connaît l’utilisation qui sera faite du retour des sections du Conseil National des Universités. Il est extrêmement difficile au personnel administratif de faire face à la surcharge de travail engendré par cette nouvelle tâche.
ll est également impossible aux enseignants-chercheurs de déposer une demande de promotion et d’évaluation dans un délai aussi court.
Les membres du Conseil de l’administration de l’Université de Bourgogne exigent un moratoire d’un an pour permettre aux établissements, au CNU, aux enseignants-chercheurs d’aborder l’évaluation récurrente dans de meilleures conditions.
Adoptée à l’unanimité moins une abstention
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En pièce jointe, la note du ministère aux présidents d’université
Promis : ce n'est pas en rapport avec les débats actuels sur l'Ecole, nous a affirmé Yann Diraison, directeur général des relations humaines au Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC). N'empêche, l'autonomie des établissements est un des sujets en débat actuellement et l'enseignement catholique publie un ouvrage qui en pousse la logique. Simple coïncidence pour un service d'éducation qui multiplie les innovations de gestion ?
"C'est l'aboutissement de deux ans de travail ", nous explique Yann Diraison. L'ouvrage "L'établissement associé : l'autonomie au service de l'intérêt général" que publie le SGEC est un véritable guide juridique destiné aux chefs d'établissement du privé sous contrat. En 7 chapitres, il aborde les différents points relatifs au contrat passé entre l'Etat et les établissements catholiques : les obligations du contrat, la nomination des maîtres, le droit disciplinaire applicable aux maîtres, la scolarité et l'orientation des élèves, la passation et résiliation du contrat, les relations informatisées entre l'Etat et les établissements et le financement des établissements.
Mais, voilà, l'ouvrage n'est pas qu'un guide juridique . "On est remonté aux textes fondateurs", explique Y. Diraison. "Mais on a aussi relevé les contradictions entre les textes et donné notre interprétation" avec l'optique de "montrer que le contrat laisse des espaces de liberté aux établissements". L'ouvrage fait donc une lecture qui invite les chefs d'établissement à user de leur marge d'autonomie." Yann Diraison en donne des exemples. Si un texte de 1960 demande au chef d'établissement de faire valider l'organisation de l'établissement et les emplois du temps, la loi Censi de 2005 donne au chef d'établissement le droit de faire les emplois du temps. Par conséquent, pour Y. Diraison, celui-ci peut organiser l'année et la semaine à sa guise pour peu qu'il respecte les volumes annuels des différentes disciplines. "On veut que les chefs d'établissement se posent la question de travailler autrement et sachent qu'ils peuvent oser le faire. On n'est pas porteur de dérégulation", poursuit-il. "Le système éducatif s'asphyxie progressivement à appliquer uniformément des règles qui ne sont pas forcément adaptées à la situation de l'établissement. Il faut laisser les établissements respirer". Certains établissements catholiques n'ont pas attendu cet ouvrage pour prendre les devants et inventer de nouveaux temps scolaires. […]
Lire la suite sur cafepedagogique.net…
Sur le site Educpros , en date du 13/12/11, un entretien avec Y. Jean, président de la Conférence des directeurs d’UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales. Propos recueillis par Matthieu Oui.
Yves Jean, président de la Conférence des directeurs d’UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales: «Nous voulons défendre la place des UFR dans la gouvernance des universités»
Comment concilier la mise en œuvre des nouveaux dispositifs de l’arrêté licence avec les contraintes budgétaires des universités ? C’est la question soulevée par Yves Jean, professeur de géographie à l’université de Poitiers et président de la Conférence des doyens d’UFR lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales (CDUL) .
Le nouvel arrêté licence, sorti en juillet 2011 en remplacement de celui de 2002, impose désormais un socle minimum de 1.500 heures au plan national. Pour les filières lettres, arts et humanités, dont la moyenne s’établit aujourd’hui à 1.432 heures, cette augmentation du volume horaire doit appliquée pour la rentrée 2012.
Outre l’arrêté licence, le président de la CDUL revient également sur d’autres questions d’actualité et sur la place des UFR dans la nouvelle gouvernance des universités.
Quelles sont les difficultés rencontrées par les UFR de lettres et sciences humaines dans la mise en place des 1.500 heures – contre 1.400 heures actuellement en moyenne – prévue dans l’arrêté licence ?
La Conférence a toujours été favorable à l’augmentation du volume horaire en licence. Un faible volume horaire, de 1.200 à 1.350 heures sur trois ans, est un facteur d’échec car les étudiants disposent d’un temps libre trop important. Mais cet arrêté intervient dans un contexte budgétaire très pesant pour les universités, avec des contraintes financières fortes et des difficultés de gestion de la masse salariale. Le passage aux RCE s’est traduit par des gels de postes, de 10 à 15 par établissement, car les universités redoutent de ne pas pouvoir payer l’ensemble des salaires en 2012-2013. Il n’est pas envisageable de mettre en œuvre les 1.500 heures à effectifs constants. C’est une réalité incontestable que certains établissements sont en sous-effectifs, par exemple en psychologie et sociologie. Des mutualisations peuvent avoir du sens, notamment en associant des disciplines proches comme géographie et sociologie ou géographie et histoire. Mais la CDUL s’oppose aux mutualisations forcées autour de projets de propédeutique comprenant de cinq à sept disciplines différentes. Des propositions en ce sens ont été formulées à Montpellier ou Rennes 2.
En quoi ce projet de propédeutique est-il problématique ?
La CDUL a pris position pour rappeler l’importance, dès la L1, d’acquérir la méthodologie autour d’une discipline. C’est la clef de l’apprentissage de l’autonomie de l’étudiant. Sinon, on risque le zapping et l’acquisition de connaissances superficielles.
Dans votre université de Poitiers par exemple, comment cela se passe-t-il ?
Nous travaillons à la mise en œuvre des 1.500 heures et, en même temps, l’université nous demande de supprimer cette année 1.800 heures d’enseignements pour réduire les heures supplémentaires. L’objectif fixé par l’université est de diminuer, d’ici à cinq ans, de 15% l’offre de formations et de supprimer 10.000 heures. C’est le paradoxe de l’autonomie. Le ministère nous accorde une autonomie paradoxale et fausse et, parallèlement, il impose 1.500 heures dans toutes les universités. Cette position est juste si elle s’accompagne de recrutement de maîtres de conférences et de professeurs d’université. À Poitiers par exemple, l’université aurait besoin d’une dizaine de créations de poste sur les deux UFR.
Quelle est la position de la Conférence sur la masterisation ?
Revoir la réforme de la formation des enseignants est essentiel. Le calendrier des concours est perturbant et incohérent. Actuellement, les candidats au professorat des écoles passent l’admissibilité en septembre et ceux du CAPES début novembre. Nous proposons que les dates d’admissibilité soient avancées au début du mois de juin afin que les étudiants en fin de M1 puissent, en cas d’échec, retenter le concours l’année suivante ou s’inscrire dans un autre M2. Il faut également revoir le contenu de la formation car le programme est trop lourd pour nos futurs collègues. En M2, ils doivent avoir de très bonnes connaissances disciplinaires, pédagogiques et didactiques, mais aussi être en stage et rédiger un mémoire. C’est trop !
La CDUL est aussi intervenue cette année autour des questions de gouvernance. Quelle est votre position ?
Nous sommes vigilants pour défendre la place des UFR dans la gouvernance des universités. Avec l’autonomie des établissements, les services centraux jouent un rôle croissant. Ici et là, on observe des relations directes entre l’équipe présidentielle et les enseignants-chercheurs ou les laboratoires, au détriment des espaces de médiation que sont les UFR. Les écoles doctorales sont de plus en plus plurisites et éloignées des UFR. Et de gros labos de recherche, richement dotés en enseignants-chercheurs et en budgets, pèsent autant, voire plus, que certaines composantes. Mais les universités n’ont pas intérêt à cette dissociation entre la formation et la recherche. Avec l’instauration des RCE, la stratégie des universités doit être définie de manière collaborative entre les équipes de direction et les UFR. Dans certains établissements, la césure entre les équipes présidentielles et la communauté universitaire entraîne une crise de confiance des enseignants et un malaise profond. Les UFR doivent jouer un rôle de premier plan de gestion de proximité et dans une démarche collaborative de la stratégie de l’établissement.
Propos recueillis par Mathieu Oui
13.12.11
Sur le site Mediapart, en date du 13/12/11 :
C'était il y a quelques mois. Le directeur d'un département de Sciences-Po appelle son assistante : il y a un problème, explique-t-il, Sciences-Po a versé trop d'argent sur son compte bancaire. Vérification faite, rien d'anormal ne s'est produit. L'institution a simplement oublié de prévenir son illustre salarié du versement de sa prime de résultat.
A l'IEP,la question des rémunérations de l'équipe dirigeante est aussi taboue qu'ailleurs. Elle se pose cependant avec plus d'acuité dans l'école d'une partie des futurs dirigeants politiques et économiques: les primes des cadres dirigeants atteignent en effet plusieurs centaines de milliers d'euros par an, selon les informations recueillies par Mediapart. Elles sont attribuées en toute opacité par le directeur de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, Richard Descoings .
Alors qu'il entame son quatrième mandat à la tête de cette institution qu'il dirige depuis 1996, et qu'il vient d'annoncer une réforme complète du concours d'entrée à l'école, Mediapart révèle les coulisses dorées de l'école de la rue Saint-Guillaume.
C'est en effet l'un des secrets les mieux gardés de la rue Saint-Guillaume. Chaque année, le directeur et les grands cadres dirigeants, membres du comité exécutif (le « Comex », qui réunit la douzaine de directeurs de l'école), touchent une prime de résultat en plus de leur salaire.
En 2011, le montant de ces primes annuelles oscille entre 10.000 et plus de 100.000 euros par bénéficiaire, selon les informations rapportées à Mediapart par un cadre dirigeant. Au total, 295.000 euros de primes sont distribués, selon lui, à dix membres du Comex en 2011. Mais l'année précédente, l'enveloppe était encore plus grosse: pas moins de 420.000 euros, presque un demi-million d'euros, ont été partagés entre neuf personnes. L'une d'entre elles a reçu une gratification de 200.000 euros. « Qu'en 2011, en pleine crise économique, les directeurs touchent des primes de résultat, c'est choquant , confie un cadre de l'IEP, cela n'a rien à voir avec une quelconque fonction d'utilité publique .»
De plus en plus financée par les droits d'inscription qui ne cessent d'augmenter depuis quinze ans (jusqu'à 9.300€ par an pour le collège universitaire, et 13.000€ pour le master, sur l'année 2011-2012) et le mécénat d'entreprises, la rue Saint-Guillaume reste majoritairement abondée par l'Etat. En 2010, 57% de son budget provenait de subventions publiques (contre 58% en 2009 et 59% en 2008). Pourtant, les rémunérations des dirigeants de Sciences-Po dépassent de très loin la grille des salaires des universités françaises. Cet usage très particulier des fonds publics au profit d'une douzaine de personnes bénéficie d'une étonnante tolérance.
Autour de Richard Descoings, on trouve onze autres directeurs, dont son épouse, Nadia Marik (directrice adjointe et directrice de la stratégie et du développement). Ils sont en charge des études et de la scolarité, des ressources humaines, des affaires internationales et des échanges, de la direction scientifique... Ils sont nommés et renvoyés par Richard Descoings lui-même.
« Ce n’est pas Goldman Sachs »
Qu'en est-il de la rémunération de Richard Descoings, justement ? Son salaire n'apparaît nulle part en tant que tel dans les comptes. Mediapart l'avait publié dans une précédente enquête: son salaire mensuel s'élevait à 17.408,17 € brut en 2005, selon un document comptable que nous avions obtenu.
Selon un cadre dirigeant, il est aujourd'hui d'environ 25.000 € par mois. Sciences-Po ne confirme pas ce chiffre et ne souhaite pas communiquer sur les montants individuels mais reconnaît que son niveau a augmenté depuis 2005. Ces montants très élevés détonnent par rapport aux rémunérations habituelles de l'enseignement supérieur. A titre de comparaison, un président d'université touche entre 4.500 et 6.000 euros par mois environ.
Lire la suite sur Mediapart…
ENQUETE. Depuis qu'elle dirige l'école de la rue d'Ulm, Monique Canto-Sperber a accumulé les crises, ouvert des chantiers et élargi son réseau politico-médiatique. Ses détracteurs s'inquiètent pour l'institution. Eric Aeschimann a enquêté sur une spécialiste de la philosophie morale anglo-saxonne devenue manager de choc.
"Le jour est tombé et la «cour aux Ernests», où ont déambulé des générations d'étudiants, s'endort pour le week-end du 11-Novembre. Au premier étage, Monique Canto-Sperber défend son bilan, frêle silhouette perdue dans une pièce aux proportions extravagantes. Tout ici inspire la solennité: la hauteur des plafonds, le souvenir des savants qui y ont exercé, les lettres d'or qui rappellent que l'école fut fondée en l'An III par un décret de la Convention.
Temple de la science et de la philosophie, clé de voûte du système méritocratique français, l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, à Paris, est dirigée depuis 2005 par une femme qui a choisi délibérément de briser l'harmonie du lieu. En six ans, l'établissement a accumulé les crises et sa directrice les détracteurs. Pour eux, cette philosophe à poigne, ayant noué des amitiés à droite comme à gauche, serait la pointe avancée du libéralisme ambiant. De quoi faire de son règne le symbole du mal dont souffre l'enseignement supérieur: la tentation de transformer le savoir en simple instrument de puissance." […]
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